1877 : n° 26 (HAVAUX) au coin du hameau St-Georges.
1953 : n° 24 (DUMEUNIER).
1973 : n° 65 ( URBAIN).
1974 : n° 42 (CEUPPENS), n° 36 (GOREZ), n° 30 (PRIEM).
1976 : n° 30 (VAN VLASSELAERE).
1977 : n° 69 (LEMAîTRE).
1979 : n° 28 (STOCQ).
Le hameau St-Georges a été construit en 1876 (nos 6 à 27) et en 1877 (nos 1 à 5) pour le compte de la Société des Carrières pour y héberger des membres de son personnel. Un bâtiment rural assez important avait été érigé à hauteur des nos 13 et 14 ; il était divisé en 28 parties (une par maison) dont la plupart étaient destinées à l'engraissement d'un porc chaque année. Un four et un puits uniques étaient à la disposition de tout le hameau qui comptait plus de 150 habitants à l'époque. Le puits avait été creusé à proximité du bâtiment rural ; il fut, jusqu'en 1935, l'unique point d'eau de cette population importante. Ce puits était tari durant de longues périodes chaque année, ce qui astreignait la population à aller s'approvisionner à pied et au moyen de seaux suspendus à un "goria" à la source du Tremblement distante de près d'un kilomètre. Le four était construit dans les mêmes parages, au pignon du n° 14. Une activité fébrile régnait toute la journée aux alentours de cette construction indispensable puisque chaque famille devait y cuire son pain ; cette pratique disparut assez rapidement au lendemain de la première guerre lorsque les boulangeries se furent équipées de véhicules hippomobiles.
CHAPITRE 4 : Chaussée de Familleureux (Tienne à Coulons, Rivages).
Ce long chemin de campagne s'étire du centre de Feluy jusqu'à proximité de la Grand-place de Familleureux. Comme presque toute la voirie de Feluy, il emprunte un tracé naturel et est caractérisé par une succession invraisemblable de méandres et l'absence de la moindre ligne droite. Il traverse ou longe de nombreux lieux-dits: le Tremblement, les Rahaux, les Trois Maisons, la ferme Nantanne, la Tourette, le Graty, Ansielsart, Bacara, le Tienne à Coulons, Buisseret, les Rivages, les sarts, le Bois de Feluy,...
De nombreuses modifications topographiques sont intervenues, à la fin de la décennie '60, entre le carrefour de la Claire Haie et le pied du Tienne à Coulons, lors du creusement du canal, de la construction de l'autoroute et de ses rampes d'accès et de l'implantation de la raffinerie.
Afin de permettre au lecteur de s'y retrouver, sur la carte n° 2, nous avons indiqué en pointillés, les tracés du nouveau canal, de l'autoroute Paris-Bruxelles et de la route Bacara reliant Manage à Ronquières.
Relevé des maisons qui existaient vers 1835, avec le nom de leur propriétaire de l'époque.
Ier tronçon entre la rue de Marche et le chemin de Bonsecours.
| B 227 |
Héritiers MOREAU Antoine |
(actuellement n° 18 - Emplit) |
| 228 |
idem |
(n° 20- SCHULZ) |
| C 49 |
HALBRECQ Charles |
(n° 3- DEFAWES) |
| 42-40 |
idem |
(n°5- MOERMAN-BARDIAUX) |
| 43 |
idem |
(n° 7- COCHE) |
| 44 |
idem |
(n° 9- WEZEL) |
| 45 |
idem |
(n° 11- CORDIER) |
| 39 |
idem |
(n° 13- DENIS Louis) |
2e tronçon entre les chemins Bonsecours et de la Claire Haie.
| B 290 |
LISSE Célestin |
(démolie en 1866) |
| 292 |
idem |
(n° 34- Ferme Nantanne) |
| C 19 |
PENNARD Jacques |
(n° 31- DUBOIS Romain) |
| 22 |
HAINAUT(de Nivelles) |
(n° 33 - DEBECQ) |
| 856 |
Le Comte Albert DEBLOIS |
(n° 35- Oswald GODEAU) |
| 800 |
Le Marquis de SAIN DEPRÈS |
(n° 37- Ferme du Graty) |
| 759 |
PIRON Jacob |
(Reprise sous Claire-Haie - Maurice GODEAU) |
3e tronçon entre les chemins de la Claire Haie et du Château de Buisseret.
| D 106 |
Le Comte Albert DEBLOIS |
(n° 39 Ferme d'Ansielsart) |
| 93 |
PENNARD Jacques |
(Démolie vers 1975) |
| 85 |
idem |
idem |
| 79 |
Veuve CAPITTE |
(n° 40 LEBACQ) |
| 77 |
Veuve BRUYER Jean |
(n° 42) |
| 75 |
Veuve GHISLAIN Nicolas |
(n° 44) |
| 128 |
Veuve DUBOIS Joachim |
(n° 41) |
| 131 |
Héritiers LISSE David |
(n° 43 CHANTECLAIR) |
| 137 |
PENNARD Jacques |
(n° 45 LARSIMONT) |
4e tronçon du Tienne à Coulons au Pont à la Marche.
| D 167 |
HALBRECQ Charles |
(n° 46) |
| 178 |
Héritiers MOREAU Antoine |
(n° 48 Tilmant) |
| 185 |
Veuve ROUSSEAU Ciril |
(n° 50 ruines) |
| 197 |
Hér. DELATTRE François |
(n° 52 ruines) |
| 206 |
Veuve DURVEAUX Nicolas |
(n° 84 VINCLAIRE) |
| 210 |
PENNARD Jacques |
(n° 88 KREJCI) |
| 216 |
idem |
(n° 90 RAES) |
| 256 |
DELVAUX Augustin |
(nos 92-94 : COLLOT et ESTIENNE) |
| 247 |
DUJEUQUIER Jean-Bapt. |
(act. Pont à la Marche DEFALQUE) |
| 224 |
Hér. COUTEAU Joseph |
(n° 59 DECHAMPS Albert) |
| 223 |
MEUNIL Nicolas |
(n° 61) |
| 239 |
PENNARD Jacques |
(n° 63) |
| 238 |
DELATTRE Adrien |
(n° 65) |
| 229 |
NICAISE Jean-Joseph |
(n° 67) |
| 249 |
Hér. Léopold NOPERE |
(n° 69 DUBOIS) |
| 243 |
DELVAUX Honoré |
(actuellement R. Tyberchamps, n° 52 DESMANET) |
N.B. Les nos actuels 58 à 82 et 47 à 51 se trouvent sur le territoire de l'ancienne commune de Seneffe.
Nouvelles constructions et modifications diverses qui se sont succédées de 1835 à nos jours :
1843 : n° 16 (REUBSAET).
1845 : 4 nouvelles maisons au sommet du Tienne à Coulons (actuellement 2 demeures : nos 42 et 44).
1850 : La parcelle 85 est divisée en deux maisons qui ont été démolies en 1969.
1851 : n° 54 (TIRON)
1861 : L'hôpital qui a été transformé en école libre et en école communale en 1880.
1864 : 5 nouvelles maisons au hameau des Trois Maisons (nos 21 à 29)
1866 : n° 10 (Maison du ballodrome)
1868 : La parcelle 256 est divisée en quatre maisons actuellement deux habitations nos 92 et 94 (COLLOT et ESTIENNE)
1882 : n° 26 (FONTEYN J.)
1890 : La parcelle 247 est divisée en 3 maisons: une maison de maréchal-ferrant et deux autres habitations actuellement une seule demeure occupée par M. Raoul DEFALQUE)
1900 : n° 24 (MARCIL F.)
1900 : Deux nouvelles maisons (actuellement une seule demeure, le n° 53)
1903 : n° 32 (F. GOISSE)
1904 : n° 14 (Gustave FONTEYN)
1928 : n° 57 (VERSTAEN Guy) qui, bien que construite en 1928 n'a jamais été occupée jusqu'en 1970.
1937 : n° 63 (DE KEGEL)
1963 : n° 36 (BUCK)
1971 : (Daniel DUMONT)
1975 : n° 15 (TUMMERS)
1976 : (LEMAGIE)
1978 : n° 19 (VERHIMST)
En 1933, la maison n° 31 (DUBOIS Romain) est divisée en deux demeures ; cette situation ne durera que quelques années.
N.B. : Dans un but de continuité et pour la facilité du lecteur, il nous a semblé logique de faire suivre le présent chapitre par celui qui est relatif au Bois de Feluy (Chapitre 18).
Chapitre 18 : Bois de Feluy - Chemin du Ruisseau du Bois (Sarts).
Le grand bouleversement de la fin des années 1960 a fait disparaître pratiquement toute trace de l'occupation intensive du Bois de Feluy et de ses abords immédiats. Il nous a semblé intéressant de reconstituer la carte reprenant la situation de 1835 (qui était pratiquement la même parcelle que nous connaissions en 1960).
Le Bois de Feluy était traversé par de nombreux chemins empierrés (près de 10 km) qui desservaient une bonne vingtaine de maisons. Ces maisons étaient occupées par des ménages de bûcherons, de métayers, de sabotiers et même de cafetiers. Jusqu'après la première guerre, ces chemins étaient suffisamment entretenus et contentaient les usagers. A partir des années 1930, ils avaient été victimes d'un manque d'entretien généralisé et étaient devenus de véritables casse-pattes peu empruntés. Lors de l'implantation de la raffinerie, cette voirie a sombré dans le néant en même temps que la vingtaine de maisons qui subsistaient. Ce bois assez important avait des allures de petite forêt car sa superficie atteignait près de 110 hectares, soit 7 % de la surface totale de Feluy. Il avait acquis une peu enviable renommée de coupe-gorge et rares étaient ceux qui osaient le traverser la nuit. Nombreux étaient les usagers qui étaient tombés dans des guet-apens et portèrent durant le reste de leur vie, les traces des coups reçus. Un lieu-dit voisin du bois porte un nom déjà bien à l'image de cette renommée: le Champ du Pendu ou la Justice Roeland. Le braconnage était pratiqué sur une grande échelle et des distilleries clandestines furent découvertes à diverses époques. A la fin du siècle dernier, une bande de truands avait établi son quartier général dans le bois en même temps qu'au hameau voisin de la Claire-Haie. Un autre reflet de l'époque: les houblonnières. Sur cette portion du territoire de Feluy, une vingtaine de parcelles étaient réservées à la culture du houblon. Ces parcelles étaient localisées en bordure de routes, souvent à exposition sud (à droite du Tienne à Coulons et des Rivages de Buisseret et de Familleureux ainsi qu'à l'extrémité du Bois de Feluy, à proximité du hameau marchois de Courrière-lez-Ville. Nous avons aussi relevé la présence d'une houblonnière de huit ares septante centiares à proximité de la ferme d'Ansielsart qui devait brasser d'innombrables litres de bière pour désaltérer son important personnel.
Liste des propriétaires de 1835. (Carte n° 3).
| D |
|
D |
|
| 34 |
DEMILY Philippe |
264 |
DELATTRE (du Bostieau) |
| 35 |
BRICHANT Emmanuel |
279 |
DEPRELLE |
| 38 |
DARQUENNES Nicolas |
288 |
CHARLET |
| 55 |
PENNARD Jacques |
289 |
id. |
| 56 |
Héritiers FRANNON |
290-291-292-293 |
id. |
| 45 |
Veuve DARQUENNES Nicolas |
141 |
GHISLAIN Jean-Baptiste |
| 75 |
Veuve GHISLAIN Nicolas |
146 |
CUISENAIRE Albert |
| 77 |
Veuve BRUYERE Jean |
148 |
Veuve BURY Joseph |
| 79 |
Veuve CAPITTE |
150 |
ESTAUMONT Jean |
| 85 |
PENNARD Jacques |
157 |
Veuve VISSE Nicolas |
| 93 |
id. |
160 |
ANTOINE Jean-Baptiste |
| 137 |
PENNARD Jacques (POULEAU, actuellement LARSIMONT) |
106 |
Le comte Albert DEBLOIS |
| 167 |
HALBRECQ Charles |
243 |
DELVAUX Honoré (DESMANET) |
| 178 |
Héritiers MORIAU |
224 |
Hér. COUTEAU Joseph (DECHAMPS) |
| 185 |
Veuve ROUSSEAU Ciril |
238 |
DELATTRE Adrien |
| 197 |
Hér. DELATTRE François |
247 |
DUJEUGNIER J-Bapt. (DEFALQUE) |
| 206 |
Veuve DURVIEAUX Nicolas (VINCLAIRE) |
223 |
MEUNIL Nicolas |
| 249 |
Hér. NOPERE Léopold (DUBOIS) |
|
|
| 210 |
PENNARD Jacques (KRESJI) |
|
|
| 216 |
id. (RAES) |
|
|
| 239 |
id. |
|
|
| 256 |
DELVAUX Augustin |
|
|
| 229 |
Héritiers NICAISE Ghislain |
|
|
Liste des nouvelles constructions et transformations successives.
1850 Ferme de Monsieur BROUCKAERT (D 49)
1863 Une nouvelle construction au hameau Bacara (D 37 C)
1866 Deux nouvelles maisons à la limite de Marche (D 66 D)
1880 Réunion de trois maisons en une seule demeure au hameau du Sart
1885 Une nouvelle maison à la rue du Sart (D 279 A)
1900 Une nouvelle maison également à la rue du Sart (D 284 D)
1968 Maison de Monsieur FIÉVET, Ruisseau du Bois n° 2
ANNEXE.
Monsieur Lucien TEUCQ nous a communiqué une copie d'un recueil publié à la fin du siècle dernier sur l'affaire du "Crime de Naast" et de la "Bande Noire du Centre", dite aussi "Bande VAN HAM" ou "Bande Chinchin". Une trentaine d'années après la dissolution de la "Bande de Charleroi", des malfaiteurs s'étaient organisés autour d'un noyau de l'ancienne "Bande de Virginal", dont avait fait partie Jean-Baptiste VAN HAM, né le 20/10/1848, et surnommé "Manotte" ou le "Manchot" en raison de l'amputation des doigts de sa main droite. VAN HAM s'était déjà évadé de la prison de Nivelles et de l'asile d'aliénés de Tournai avant la fameuse nuit du 2 au 3 août 1893, pendant laquelle lui-même, Auguste DELHOUX, Albert DUMEUNIER (dit "Chinchin") dépouillèrent et tuèrent les époux GAUBE à Naast, avant de mettre le feu au cabaret des victimes, sans se soucier de la présence d'un jeune enfant dans l'une des chambres. Les autorités mirent la main sur VAN HAM le 5 novembre 1893, et ses révélations permirent aux enquêteurs d'arrêter les membres principaux de la "Bande Noire du Centre". Cette bande avait principalement œuvré dans le nord des arrondissements de Mons et de Charleroi et dans le sud de celui de Nivelles. Il avaient pillé au moins soixante entrepôts ferroviaires du groupe de Binche entre le 1er janvier 1892 et le 6 novembre 1893. L'Etat avait indemnisé les victimes pour un total de 12.546 F. Le premier acte d'accusation reprenait les délits suivants rien que sur le territoire actuel de l'entité de Seneffe:
| Lieu : |
Nuit du : |
| |
|
| Feluy-Arquennes: |
27 au 28/05/1893 |
| entrepôt gare Arquennes |
07 au 08/07/1893 |
| Soc. VANDENDOOREN, vol de cuivre |
Deux fois en 1891 et 1892 |
| |
|
| Familleureux: |
|
| vol au détriment de Auguste BOULVIN |
16 au 17/07/1893 |
| |
|
| Seneffe: |
|
| entrepôt gare |
24 au 25/09/1891 |
| idem |
22 au 23/06/1893 |
| vol cuivre au détriment de Romain LAMBI(LL)OTTE |
26 au 27/11/1891 |
La bande sévit aussi dans bien d'autres localités de la région, et les malfaiteurs n'hésitaient pas à se servir de leurs armes à feu contre quiconque faisait mine d'entraver leurs expéditions. Plusieurs receleurs écoulaient le produit de ces vols. Parmi eux, Joséphine GODEAU, née à Petit-Rœulx-lez-Nivelles et son mari Eugène DELSART. Joséphine dite "Chaude Fine", cabaretière et proxénète à Feluy, tirait de substantiels profits de la vente de pièces d'étoffe aux ouvriers saisonniers et à tous ceux qui vivaient du transport de marchandises sur le canal de Charleroi. La justice traîna les voleurs devant la cour d'assises du Hainaut en 1894, en deux sessions. Elle condamna VAN HAM, DELHOUX et DUMEUNIER à la peine de mort, commuée en détention à perpétuité, et les autres détenus à des peines de prison fort longues.
Chapitre 5 : Rue St-Ethon ; Sentier Winkel ; Rue de St-Georges (entre le chemin Boulouffe et St-Ethon).
Ces rues et tronçons de rues font partie du lieu-dit "Les Carrières". Comme notre lecteur peut le voir sur la carte n° 5, la pierre était surtout exploitée de part et d'autre de la rue Victor ROUSSEAU. L'accroissement des surfaces exploitées vers Winkel et vers le chemin du Pont SCARON se fit après 1850.
Rue St-Ethon.
De nos jours, la rue St-Ethon est une des artères les plus peuplées de Feluy. Elle héberge près de 80 familles, alors que rien ne laissait entrevoir un tel accroissement en 1830. Deux seules parcelles bâties existaient sur son tracé actuel :
1) C 494 appartenant aux héritiers de SEUTIN Louis. Ce bloc a longtemps été appelé "hameau SEUTIN" surtout après sa division en plusieurs maisons, en 1848.
2) C 492 qui était la propriété de LESCART Charles et était à usage de ferme jusqu'au moment de sa division en 5 maisons, en 1866.
Le plan cadastral de 1835 nous montre quelques situations bien oubliées de nos jours :
1) Le prolongement de la rue St-Ethon allant de la station-essence de Monsieur DELPORTE jusqu'au "hameau de l'Ardoisier" n'existait pas (A-B).
2) Le carrefour de l’Equipée était atteint directement en partant de la chapelle St-Ethon (C). Ce chemin était bordé de quelques maisons qui disparurent par effondrement total du chemin en 1880 :
C 617 appartenant à la veuve CAPITTE Nicolas (ainsi que les jardins 616 et 618 et la carrière 619 ).
C 460 et 462 qui appartenaient à la veuve PIRON Jacques (ainsi que les jardins 461 et 463 et la carrière 465 ).
3) Les "tiennes" de WINKEL (613 et 614) et de St-Ethon(466) n'existaient pas.
4) La grande carrière inondée (Trou St-Georges) n'existait pas. Par contre, plusieurs petites carrières appartenant à divers propriétaires étaient exploitées. Nous vous en donnons leurs caractéristiques cadastrales de 1830. Cette situation allait évoluer rapidement en même temps que naissait et prospérait la société des carrières St-Georges.
| C |
619 |
1 Ha |
Veuve CAPITTE Nicolas |
|
620 |
1 ha 07 a 10 ca |
DELALIEUX Nicolas et Léopold |
|
621 |
55 a 30 ca |
PENNART Jacques |
|
622 |
83 a 20 ca |
idem |
|
623 |
96 a 60 ca |
DELALIEUX Emmanuel |
|
465 |
68 a 80 ca |
Veuve PIRON Jacques |
|
319 |
64 a 70 ca |
DELALIEUX Emmanuel |
|
362 |
98a 10 ca |
PIRON Jean-Baptiste |
|
363 |
1 ha 15 a 80 ca |
|
Les déchets de pierre étaient fondus dans le four à chaux (623/2) appartenant à DELALIEUX Emmanuel (Rue Victor Rousseau).
Dès la seconde moitié du siècle dernier, de nombreuses constructions sont érigées et quelques divisions spectaculaires de bâtiments augmentent fortement le potentiel de l'habitat de la rue.
1848 : Division de la parcelle 494 (Bloc SEUTIN) en 7 parcelles bâties. (nos 2 à 14 actuels)
Construction de la ferme DASCOTTE (n° 16).
1866 : Division du bloc LESCART (parcelle 492) en 16 parcelles dont 5 bâties (actuellement, trois maisons seulement, les nos 20, 22, 24) sur les parcelles 489 et 493. Construction des nos 26 à 38 actuels.
1868 : Construction, sur la parcelle 491, du hameau St-Ethon proprement dit (nos 38 à 54)
1874 : Sur la parcelle 613, construction du n° 13 (STEENHOUDT Victor).
1879 : Sur la parcelle 611, construction de l'ancien magasin DUCASTEL et des trois maisons voisines dont la première est devenue un atelier de boulanger qui a été en activité jusque vers 1982.
1890 : Construction de 4 maisons sur la parcelle 611 (les nos 5 à 11 actuels : WALLEMME, RONDEAU, DUMEUNIER, et ROLAND.
1881 : Sur la parcelle 614, la maison construite en retrait contre le "tienne"
St-Ethon (n° 15 actuel).
1932 : Sur la parcelle 493, les nos 26 et 28.
1936 : n° 58 (Robert ABBEELS). La maison 460 a été démolie en 1873 et les deux autres qui bordaient l'ancien tracé de la rue (615 et 617) l'ont été en 1882. Après 1965 : une nouvelle vague de constructions vient compléter l'habitat.
1965 : n° 13 A (Hilaire DUQUÈNE) (parcelle 613).
1966 : n° 17 (building "La Renardière") (parcelles 466 et 464).
1968 : n° 54 B (FRONKET) (Parcelle 491).
1969 : n° 54 A (LAURENT (idem).
1970 : nos 60 (CORDIER) et 11 D (J.-M. ROLAND).
1972 : 11 B (VANDENBERGH-CHEVALIER) (Parcelle 612).
1973 : n° 11 E (DEBRUYNE) (idem).
1974 : n° 56 C (LEROY).
1975 : n° 56 B (BUCHET).
1976 : nos 19 et 21 (GIFAR) (parcelle 464).
1980 : n° 13 B (DE RUDDER) (parcelle 614).
Sentier Winkel.
Cette impasse est relativement récente. En 1830, il n'existait qu'un bâtiment rural qui était une annexe de la parcelle 627. Ce bâtiment a été transformé en habitation en 1894 (n° 1 actuel). Sur la parcelle 626, ont été construites les maisons nos 5 à 23, en 1878.
Sur la parcelle 610, ont été construites, en 1880, les maisons nos 2 et 4 (BONAMI et GARITTE) et en 1904, la maison n° 6 de Monsieur TRICOT).
Rue de St-Georges. (Entre Boulouffe et le carrefour St-Ethon)
En 1830, il n'existait que trois parcelles:
627 appartenant à PIRON Jean-Baptiste (boucherie FLORENT, n° 27 actuel).
629 et 630 qui appartenaient à ROMELLE Louis de Malines (ferme et maison DARTEVELLE, nos 23 et 25 actuels).
Les nouvelles constructions se sont succédées dans l'ordre suivant :
1879 : Sur la parcelle 610, les nos 29 et 31 (CORDIER et JENET).
1880 : Sur la parcelle 610, les sept maisons numérotées 33 à 45 et sur la parcelle 611, les deux maisons nos 57 et 59 (WAUTERS et VERSTICHELEN).
1884 : Les nos 47 et 49 sur la parcelle 610.
1904 : Le n° 51 sur la parcelle 611 (A. WARGNIES).
Les nos actuels 2, 4, 6 qui ne formaient qu'une maison à l'époque (659).
Les nos 8 et 10 ne formaient également qu'une maison (659).
1907 : Division des deux blocs en 5 maisons (nos 2 à 10).
1908 : Le n° 22 (A. DENIS) (659).
Liste des parcelles non bâties et de leurs propriétaires: (plan n° 5)
| 610 |
Terre |
36 a 20 |
HALBRECQ Charles |
| 611 |
Terre |
77 a 40 |
PENNART Jacques |
| 612 |
Terre |
70 a 80 |
DEBISEAU |
| 613 |
Terre |
33 a 80 |
PIRON Jean-Baptiste |
| 614 |
Terre |
2 ha 64 a |
PENNART Jacques |
| 624 |
Terre |
20 |
ROMELLE Louis |
| 466 |
Verger |
27 a 40 |
Veuve PIRON Jacques |
| 464 |
Terre |
86 a 80 |
idem |
| 633 |
Verger |
88 a 30 |
PLISNIER Marie-Thérèse |
| 658 |
Verger |
86 a 40 |
CAPITTE veuve Nicolas et PENNART Jacques |
| 634 |
Terre |
87 a 40 |
PLISNIER Marie-Thérèse |
| 635 |
Jardin |
29 a 20 |
Veuve CAPITTE Nicolas |
| 636 |
Jardin |
08 a 30 |
idem |
| 637 |
Jardin |
09 a 70 |
PENNART Jacques |
| 657 |
Jardin |
31 a 60 |
idem |
| 318 |
Verger |
10 a 40 |
DELALIEUX Nicolas |
| 321 |
Terre |
72 a 80 |
idem |
| 322 |
Terre |
38 a 00 |
PIRON Jean-Baptiste |
| 337 |
Verger |
35 a 20 |
PENNART Jacques |
| 376 |
Terre |
63 a 30 |
Veuve PIRON Jacques |
|
|
53 a 30 |
|
Chapitre 6 : Rues de l’Equipée (Pavé de Feluy) et Victor Rousseau.
Dès le début du siècle dernier, la rue Victor Rousseau et le carrefour de l’Equipée connaissaient une activité des plus intenses car ils desservaient de nombreux chantiers où la pierre était extraite, travaillée manuellement par de nombreux tailleurs de pierre et même transformée en chaux dans des fours appelés fours coulants par les Feluysiens. Il y avait bien des carrières un peu partout dans la commune (Rocq, Rouges Terres, Petit-Moulin, etc.), mais la rue Victor Rousseau était considérée comme le centre de cette importante industrie ; déjà, en 1830, le lieu-dit "Equipée" était repris au cadastre sous le vocable "Les Carrières". Les Feluysiens les plus âgés se rappellent avec nostalgie, la splendeur de nos carrières locales et l'animation spectaculaire qui régnait encore le long de la rue Victor Rousseau, entre les deux guerres.
L'industrialisation du béton dans les années '30 a sonné le glas de cette industrie vitale pour Feluy. Le déclin et la disparition des carrières furent bien pénibles à accepter par la population locale qui en avait tiré bien longtemps sa substance essentielle et une grande renommée qui dépassa largement nos frontières.
Entre la première guerre et 1936, un tronçon de la rue Victor Rousseau qui s'était effondré à proximité du carrefour de l’Equipée, empêchait le passage des véhicules qui étaient déviés par Saint-Ethon ou par le Petit-Moulin. La rue qui longeait le mur du trou de la carrière Saint-Georges n'avait pas résisté au trafic de plus en plus lourd et s'était effondrée sur plusieurs dizaines de mètres. Deux "entonnoirs" inquiétants laissaient apercevoir l'eau du "lac" à une trentaine de mètres en contrebas ; les piétons contournaient ces excavations qui n'étaient pourvues d'aucun système de sécurité et quelques accidents, dont au moins un mortel, furent à déplorer durant cette période. Lors de la réfection du chemin, vers 1936, un nouveau tracé fut adopté; il s'écartait d'une bonne dizaine de mètres du tracé initial. Un travail considérable pour l'époque fut entrepris pour consolider l'assise de la route qui devait résister à un charroi de plus en plus important. D'innombrables camions de béton furent déversés dans les "entonnoirs". Tout ce béton avec armature métallique était retenu par des palplanches qui sont encore visibles au-dessus du niveau de l'eau de la carrière.
Les deux maisons qui se trouvaient à l'extrême gauche du bloc de l’Equipée (partie de la parcelle 377) furent démolies afin de permettre le glissement vers la droite de la rue et l'élargissement du carrefour qui devenait ainsi mieux adapté aux nécessités d'un trafic qui croissait sans cesse.
Le chemin de fer des Carrières, que beaucoup de Feluysiens ont encore connu, reliait les carrières du centre de la commune à la gare de Feluy-Arquennes qui se trouvait, à cette époque, sur le territoire d'Arquennes ; il se terminait au Trichon à hauteur d'un petit quai de chargement utilisé par la carrière VANDENDOOREN à l'emplacement de l'ancien garage exploité par E. DURANT.
Un autre quai de chargement était encore visible vers 1960 à l'emplacement du building "Le Lavandou" ; il était doublé d'une plaque tournante qui permettait le changement de direction des convois qui devaient rejoindre la carrière VANDENDOOREN (connue sous divers vocables : SCARON, PENNART et depuis le début du siècle, Trou du Bossu). Un quai de chargement existe encore, il est situé à l'arrière des maisons de la rue des 4 Jalouses, dans les dépendances des Etablissements FAQUE ; il était utilisé par la carrière GHISLAIN (également connue sous les noms de carrière VALENNE ou Trou Barette).
Les rues Victor Rousseau et de l’Equipée n'étaient bordées que de quelques maisons toutes situées au Trichon et à l’Equipée ; en voici le tableau : 315 PENNART Jacques (démolie vers 1972. Ancien café tenu en dernier lieu par Alexandre et Louisa PIÉTAIN, cette dernière étant une descendante de la famille PIRON qui exploitait une carrière à la fin du siècle dernier).
641 Héritiers Jacob TIBY (actuellement n° 8)
640 PENNART Jacques (ancien Hôtel-Dieu, n° 10 actuel)
638 idem (n° 16 actuel)
459 Héritiers Ermans SEUTIN (démolie vers 1972)
460 Veuve Jacques PIRON (démolie en 1873)
462 idem (maison toujours habitée vers 1935, tombée en ruine par la suite, elle a été démolie avant de faire place au n° 83 actuel).
Les nouvelles constructions et transformations se sont succédées comme suit au fil des années.
Rue Victor Rousseau.
1841 : n° 22 (Romaine DUBOIS. Ancienne auberge)
1863 : Une maison contre la butte à l'emplacement approximatif du n° 55 occupé par M. DECLERCQ. Cette maison de dimensions assez réduites a été occupée par la famille LECLERCQ (Pierre DGENNE) jusque vers 1935, elle a ensuite été démolie pour permettre le nouveau tracé de la route.
1864 : n° 15 (M. OTS). Divisée en deux demeures, pendant une assez longue période, elle est actuellement redevenue une seule habitation .
1866 : n° 11 (Mme SAUVAGE)
1872 : nos 18 et 20 (M. DEHERDER)
1902 : Agrandissement de l'auberge.
1950 : n° 55 (M. DECLERCQ)
1961 : n° 17 (Mme DURANT)
1963 : n° 23 (M. BIERLAIRE)
1964 : n° 24 (Le Lavendou)
1966 : n° 27 (M. CHABART)
1970 : n° 25 ( M. MANCHE)
1972 : Les 3 maisons du "Béguinage".
1975 : n° 21 (Mme PAQUET) Les fondations de cette maison avaient été entreprises vers 1935 et laissées à l'abandon au niveau du rez-de-chaussée pendant près de 40 ans.
Rue de l’Equipée.
1889 : n° 54 (Mme MERTENS)
1905 : nos 34 et 69 ainsi que le moulin attenant à cette dernière maison située au pont TINSY (Camille et Richard BAUDUIN
1907 : n° 73 (Robert HALLOIN)
1912 : nos 75 et 77 ainsi qu'un atelier de charron devenu garage depuis une trentaine d'années (M. YPERSIEL)
1967 : n° 42 (M. BOTTE)
1971 : n° 52 (M. SELVAIS)
1973 : n° 83 (M. SCHERGEN)
1974 : n° 44 (M. DAGANT)
Chapitre 7 : Rue de la Baronne.
Lors de la création du Cadastre, cette rue était appelée chemin de Feluy à Arquennes et faisait partie du chemin de grande communication reliant les villes du Rœulx et de Nivelles. Elle fut ensuite désignée sous le vocable chaussée de Nivelles pour devenir la rue de la Baronne après les fusions de communes. Les maisons existant à l'origine du Cadastre étaient peu nombreuses et étaient toutes groupées au lieu-dit "Equipée". En voici la liste avec le nom de leur propriétaire de l'époque:
377 : Veuve Nicolas DERIDEAU. Ce bloc existe encore en partie.
378 : Albert MARCHAND qui exerçait la profession de maréchal. Cette maison que beaucoup d'entre nous ont encore connue a été bien longtemps un café ; après sa destruction accidentelle vers 1935, elle fut reconstruite par la famille BADOT-DENIS et comportait deux demeures appartenant à Madame le Docteur ARNOULD qui occupe l'ensemble depuis peu.
499 : les héritiers de Ermans SEUTIN. Elle fut démolie vers 1975.
497 : mêmes propriétaires. Elle existe encore de nos jours et est occupée par : M. LAVIANE.
Relevé des nouvelles constructions successives :
1841 : nos 80 et 82 (ALLARD - BEHETS).
1846 : nos 34, 36 et 38 (LOMBARD - FEUILLAUX - SCHOONYANS) au lieu-dit "Pont à Brebis".
1866 : nos 45 à 49 (JURION - ROLAND - BOISSEAUX), Hameau connu sous le nom de "Hameau de l'Ardoisier". Nos 66 et 68 (GAILLY - HAMERELLE). N° 60 (TILMAN). N° 17 (VANDERLINDEN). Nos 25, 27 et 29 (VALENTIN - DEMARET - MAHY).
1868 : nos 62 et 64 (Romain et Yvon MARCHAND) et n° 58 (Léon BUCHET), bâtiment rural à l'époque..
1868 : Construction de la sucrerie devenue par la suite la cartonnerie à laquelle fut adjoint le bâtiment que nous connaissons encore et qui était à usage de papeterie jusqu'à la cessation des activités en 1955.
1875 : Construction d'une forge au pignon du n° 29 (MAHY).
1881 : nos 19 et 21 (VANDERHEYDEN - GODEAU).
1883 : n°40 (LISBET).
1884 : n° 23 (GILLET).
1901 : n° 52 (FAQUE - DEBECKER).
1932 : nos 37 et 39 (DUROUX - LOICQ).
1937 : Reconstruction du n° 90 (Docteur ARNOULD).
1962 : n° 70 (VAN LOO). 1963 : n° 76 (STORDEUR). 1965 : n° 35 (Docteur DERACKER). 1966 : n° 41 (DONNEUX) 1969 : n° 78 (ABBEELS). 1973 : n° 43 (Claude MORIAU). 1975 : nos 75, 77, 73 (GODART - BODSON - DROMET). 1981 : n° 42 (BAYOT).
Chapitre 8 : Rue des 4 Jalouses et Avenue Gaston Baudoux.
Ces deux artères sont pratiquement les seules qui n'existaient pas à Feluy lors de la création du Cadastre. La construction de la première a été décidée en 1855 par le conseil communal de Feluy alors que la gare venait d'être inaugurée. La seconde a été créée durant la première guerre, ce qui permit enfin aux habitants du Petit-Moulin de se rendre à la gare par une voie directe qu'ils attendaient depuis plus de soixante ans (Précédemment, le trajet Petit-Moulin-Gare se faisait par la rue de Crombize qui était bien dure à négocier par les attelages de l'époque).
La première gare locale a été inaugurée en 1854. Ses bâtiments étaient implantés au-delà du passage à niveau sur le territoire d'Arquennes. Les constructions ont été remplacées en 1904 par un bâtiment provisoire et en 1911 par les bâtiments que nous connaissons encore actuellement sur le territoire de Feluy. Le quartier de la gare a connu plus d'un siècle d'animation peu commune car, mis à part les produits des carrières de la Rocq, toute la production des carrières de Feluy et de la plupart de celles d'Arquennes de même que l'énorme production agricole des deux communes et d'une partie de Petit-Rœulx (surtout betteraves sucrières et céréales) transitaient par la gare. Chaque jour, des centaines d'ouvriers navetteurs débarquaient ou embarquaient sur les quais aux heures de pointe ; des marchandises les plus diverses étaient déchargées pour être ensuite livrées aux acquéreurs par un service régulier de remise à domicile. Il est bon de rappeler que la gare disposait d'un cadre de personnel de plus de trente agents divers : chef de gare, sous-chefs, agréés, magasiniers, accrocheurs, gardes-barrières, chargeurs, gardes-blocs, gardes-salles auxquels venaient s'ajouter le personnel des téléphone et télégraphe ainsi que celui de la poste car la situation assez bien centrée de ce quartier y avait immanquablement amené une concentration des services publics qui dépendaient du chemin de fer.
Avenue Gaston Baudoux.
Cette voirie n'existait que sur quelques centaines de mètres et desservait les deux maisons existant à l'origine du Cadastre. Elle continuait vers Arquennes pour aboutir non loin du cimetière actuel. Avec la création du canal, ce chemin est devenu un cul-de-sac qui se termine à la ferme Estienne. Les deux parcelles existent encore de nos jours ; elles appartenaient à la veuve Etienne DUBOIS (393) et à Ermans CAPITTE (404). Deux nouvelles constructions ont été érigées avant la création du chemin actuel ; elles sont construites à front de l'ancien tracé qui était en contrebas de la route actuelle :
1877 : nos 1 et 3 (DUSART - TUMSON). Une troisième construction, fut érigée dans les dépendances de la carrière de la Baronne :
1880 : n° 16 (VERBRAEKEN).
Quelques maisons ont été construites entre les deux guerres et la période allant de 1960 à 1975 a vu un accroissement important de l'habitat.
Côté impair :
1930 : n° 17 (Mme DESMONDS).
1951 : n° 5 (Mme STAVAUX). 1974/1975 : Construction du lotissement comprenant les nos 43 à 61 (10 maisons ).
Côté pair :
1936 : nos 40 et 42 (MOSSELMAN - POULAERT).
1937 : n° 38 (ROUSSEAU).
1959 : n° 26 (BLASE).
1960 : n° 30 (WATHELET).
1961 : n° 22 (DEBOCK).
1962 : n° 24 (DETRY).
1963 : nos 28, 34 et 36 (FRANCOTTE - DEPAUW - HAUTAIN).
1974 : n° 4 (GHISLAIN).
1975 : n° 2 (LERMINIAUX).
1979 : n° 6 (VAN HOLLE).
1981 : n° 10 (VANNESTE).
Chapitre 9 : Rues Norbert Cloquet, Pont Scaron, Crombize et de l'Enfer.
Ces rues font partie de l'important hameau du Petit-Moulin dont le taux de population est particulièrement élevé pour un quartier de commune rurale. La plupart des maisons que nous connaissons encore ont été implantées entre 1800 et 1835. Quelques constructions assez importantes furent néanmoins érigées entre 1835 et 1860. A ce propos, il nous paraît utile de rappeler l'article de M. Alain PHILIPPART paru dans notre publication n° 4 de 1983 . La comparaison entre l'extrait de la carte Popp de 1860 qui y est publié en page 5 et notre plan n° 9 ci-après sera du plus grand intérêt pour le lecteur. La voirie desservant ces maisons est caractérisée par une déclivité importante ; elle n'a subi aucune transformation depuis son origine, si ce n'est sur quelques dizaines de mètres, en fin de parcours de la rue Crombize aux environs du canal et du pont qui surplombait le canal jusqu'en 1940.
Tableau des parcelles qui existaient en 1835 avec le nom de leurs propriétaires.
1) Rues Norbert Cloquet et Pont Scaron.
Ces deux rues étant assez imbriquées l'une dans l'autre, il nous a paru inutile de scinder le tableau reprenant leurs parcelles. 289 (Guillaume GODEAU). 290 (Idem). 292 (Laurent CAPITTE). 322 (J. PENNART). 327 (Veuve Jean HENNEAU). 329 (Les héritiers de Jean-Baptiste DERIDEAU). 330 (Idem). 333 (Veuve Nicolas CAPITTE). 334 (Idem). 345 (Jean LISSE). 344 (Nicolas VANDERBECK). 349 (Idem). 280 (Théodore PELERIN). 283 (Auguste GAILLY). 284 (Idem).
2) Rue de Crombize.
382 (Grégoire LAURENT, maréchal). 257 (Antoine BOURLEAU). 256 (Vve J. LECHIEN) 255 (Héritiers de Louis LECHIEN). 254 (Vve Joachim LECHIEN). 253 (Idem). 252 (Jean-Baptiste VINQUEUR, cabaretier). 357 (Vve Nicolas CAPITTE). 353 (Charles LESCART, cultivateur). 354 (Louis ALLARD). 262 (Pierre GODEAU). 267 (Célestin LISSE).
3) Rue de l'Enfer.
339 (Jacques PENNART). 360 (Vve Jacques PIRON). 366 (Vve J.-B. PIRON). 372, 373 et 374 (Vve Nicolas DERIDEAU).
Liste des nouvelles constructions et transformations successives :
1841 : La parcelle 372 est divisée en deux demeures, actuellement occupées par Mme BASSÉE et M. CRÉPIN - Enfer, 18 et 20.
1843 : R. N. CLOQUET (Melle VERSET) après démolition des parcelles 289 et 290. Il s'agit de la maison construite par le Docteur CLOQUET.
1846 : Enfer, 5 (TOURNAY).
1850 : La parcelle 327 est divisée en deux demeures : N. CLOQUET, 10 et 12 (HOET - GARITTE).
1858 : Crombize, 29 (Pharmacie THEYS). Elle a été occupée en qualité de gendarmerie. En 1901, elle a été divisée en deux demeures qui n'en font plus qu'une actuellement. La dénivellation importante de la rue à cet endroit était connue auparavant sous le vocable "Tienne de la gendarmerie".
1866 : La parcelle 322 est divisée en trois demeures. Actuellement Rue Norbert CLOQUET, 6 (NAVEAU). Enfer, 8 (DURIEUX). Pont Scaron, 20 (DENIL).
1869 : Crombize, 9 et 11 (ARNO - GIBERT).
1880 : Crombize, 14 et 16 (HAVEAUX - ROUSSEAU). Une seule demeure à l'origine, devenue deux maisons en 1930.
1882 : Crombize, 28 à 38.
1884 : Enfer, 1 (BAUTHIER).
1899 : Agrandissement de la parcelle 262 - Crombize, 35 (ARCOLY).
1901 : La parcelle 267 est divisée en deux demeures qui sont actuellement réunies en une seule demeure - Crombize, 39 (VLASSENBROECK).
La parcelle 382 est divisée en cinq demeures - Crombize, 2 à 10 (VERLY, MARTINEZ, DUQUENE, DUMONT, HUBERMONT).
1919 : Crombize, 42 et 44 (TOUSSAINT - MESSENS).
1923 : La parcelle 252 est agrandie par adjonction d'une salle de danse actuellement à usage d'atelier de menuiserie - Crombize, 26 (DENAYER).
1937 : Crombize, 24 après démolition des maisons 253, 254, 255, 256 et 257. 1967 : Crombize, 7 (DAUNE).
1971 : Transformation de bâtiments divers en habitation - Crombize, 13 (COLLIN).
1962 : Pont Scaron, 21 (SAJADO).
1964 : Crombize, 12 (ESTREBEL).
1977 : Pont Scaron, 19 (NAZE).
* Les parcelles 300 et 301 forment une espèce de cuvette qui s'étale au niveau du ruisseau du Graty et à une vingtaine de mètres en contrebas des rues Pont Scaron (ancienne rue des Carrières) et Victor Rousseau. Elles appartenaient, avec les parcelles 299 (château des Trappistes) et 319 à Emmanuel DELALIEUX. Cette propriété fut rachetée en 1858 par Emile VANDENDOOREN, maître de carrière qui extrayait la pierre de taille qui se trouvait en abondance dans le sous-sol des parcelles 321, 322, 323 et 337 qui lui appartenaient (voir plan n° 10).
Les prélèvements continuels de pierre et de déchets non utilisables avaient ramené la surface des parcelles à un niveau voisin de celui des parcelles 300 et 301.
La nouvelle implantation du chemin de fer civil des carrières qui se terminait au Trichon, la construction de quais de chargement (B) et la proximité de fours à chaux (A) furent autant de motifs déterminants pour ramener le produit de l'extraction vers la rue Victor Rousseau. Dans le but de profiter au maximum des nouvelles circonstances et, s'inspirant d'un système qui avait fait ses preuves, notamment aux charbonnages de Mariemont-Bascoup, Emile VANDENDOOREN conçut le projet de construire un "mécanique" (D) sur les parcelles 300 et 301. Il demanda et obtint l'autorisation de construire cet appareillage et, après avoir aménagé un plan incliné encore visible à l'arrière de la maison de Madame PAQUET (Rue Victor Rousseau, n° 21) il fit percer un pont sous le chemin des carrières (C). Ce pont existe toujours ; sa particularité est de ne pas avoir été construit par les méthodes traditionnelles, mais d'avoir été creusé directement dans le "buffet" de pierre passant sous le chemin. Ce pont a été enjolivé par des blocs de pierre non taillée placés en clef de voûte. Il a parfois été appelé "Pont rustique", alors qu'actuellement, chacun le connaît sous le nom de "Pont Scaron".
** Le canal de Charleroi à Bruxelles a été inauguré le 25 septembre 1832 ; son creusement, ainsi que la construction et l'agencement des ouvrages d'art (ponts, écluses, digues, etc.) avaient duré bien longtemps. Un personnel important avait été recruté pour mener à bien tous ces travaux ; il s'agissait bien souvent d'ouvriers journaliers étrangers à la commune qui logeaient sur place pour des périodes souvent très longues. Avec cet apport supplémentaire d'habitants, la population de nos communes avait plus que doublé et nombreux furent les habitants locaux qui transformèrent leur demeure en café ou en maison pour logeurs. Il est indéniable que nombreux furent ces ouvriers qui décidèrent de s'installer définitivement chez nous et d'y fonder un foyer. Ceci explique l'abondance relative de noms aux consonances étrangères à la région.
*** Bien que la girouette qui surplombe la maison du Docteur Norbert CLOQUET porte le millésime 1846, la date de construction de ce bâtiment serait plutôt 1843. En effet, la déclaration d'occupation remise à l'époque au Cadastre porte cette dernière date
ADDENDA RUE DE LA BARONNE.
« Concerne L'habitation reprise au n° 58 de la rue de la Baronne ainsi que l'ancienne scierie (dite scierie Marie Agathe) sise sur la même parcelle. A l'origine cet immeuble était un bâtiment comprenant une écurie pour les chevaux de la carrière avec un grenier à foin, un logement pour le ou les ouvrier(s) soignant les chevaux et un bureau. Vers les années 1920, mes arrières grands parents sont venus habiter la partie logement qui était reprise sous le n° 31 de la chaussée de Nivelles ; à cette époque, les écuries ne servaient déjà plus. En 1930, mes grands-parents (BUCHET) ont transformé la partie étable et les bureaux en habitation. Une aile supplémentaire a été construite formant un L avec les anciens bâtiments. Cette deuxième partie reprise au n° 29 de la chaussée de Nivelles a été habitée en décembre 1930. Ces deux parties ont été réunies après la guerre 40-45 pour ne plus former qu'une seule habitation qui est reprise au n° 58 de la rue de la Baronne actuelle.
"Pont à Brebis". En B est indiquée la situation du chantier BLASE et de la remise à locomotive (chemin de fer civil). A ma connaissance, la remise à locomotive n'a jamais été située à cet endroit, mais bien derrière les bâtiments industriels occupés par M. Richard BAUDUIN. Elle existe d'ailleurs toujours et est actuellement occupée par M. le plafonneur GARCIA qui y remise son matériel Sur le chantier BLASE, les bâtiments qui ont été démolis récemment étaient uniquement la scierie Blase. Roland MORIAU. »
Chapitre 9 bis : Etude sur la situation immobilière des propriétaires repris au cadastre en 1835.
1) Liste des propriétaires des fermes, châteaux et parcelles typiques en 1835.
Château de Feluy : Le comte Albert DEBLOIS (Hollande) (act. V. DECOSTER).
Château des Trappistes : Emmanuel DELALIEUX (Feluy) (act. J. P. Jacques de DIXMUDE).
Château de la Rocq : lieu-dit "la Roche" : Philippe-François DELALIEUX.
Château du Trichon : Héritiers Léopold NOPERE (act. Notaire DEBOUCHE).
Moulin à vent des Quatre Bonniers : Le comte Albert DEBLOIS (démoli en 1881).
Chapelle Notre-Dame de Bonsecours : La commune de Feluy.
Chapelle Sainte-Anne : La commune de Feluy.
Berceau du Tir à l'arc : La confrérie de Saint-Sébastien de Feluy (actuellement, la commune de Feluy en est propriétaire et la société de Saint-Sébastien en est l'occupante inamovible).
Brasseries du Trichon : Il existait deux brasseries dans le même bloc de bâtiments (voir plan n° 10). La première était la propriété de Jean ZERCK, elle devint le dépôt de la seconde vers 1910. Les bâtiments subsistent toujours actuellement et appartiennent à M. VAN KEYMEULEN. La seconde appartenait à Jean FELIX et se trouvait au coin de la rue de Saint-Georges. Elle devint la propriété de la famille DEVOLDER qui continua l'exploitation jusque vers 1935. Elle fut ensuite louée jusqu'en 1938, année pendant laquelle elle fut détruite par un violent incendie. Actuellement, son emplacement est à usage de parking qui appartient à la commune de Feluy.
Ferme de Nantanne : Célestin LISSE (act. R. VANDEKERCKHOVE).
Ferme des Rahauts : ("Raons" au cadastre de 1835) Jacques PENNART (act. A. LIBOTTE).
Ferme du Neuf Vivier : (ferme du Droit Bois) Le comte Gustave de BEAUCARMEZ (incendiée en 1881 - Démolie en 1885)
Ferme de Cron Cul : Alexandre JURION (act. PLANCKAERT)
Ferme de Clerbois : Charles VANASCHE (Tornay) (act. R. ANTOINE)
Ferme de l'Escaille : Le comte A. DEBLOIS (act. DEHAYE H.)
Ferme d'Ensiesart : idem (act. DEHAYE P.)
Ferme du Pont à Lalieux : (ou Pont à la Lieu) Héritiers Antoine LISART (act. M DECLERCQ)
Ferme Durand : lieu-dit "le Congo" - Veuve Jean BAUDET (act. M. BINDER-HEIBER) Connue aussi sous le vocable "Brasserie Durant".
Ferme du Pou : lieu-dit "Pont à la Lieu" - Partie à Maurice ROUSSEAU, partie à Jean-Baptiste CARLIER (act. R. HUART).
Ferme des Rouges Terres : partie à Claude-Joseph MENART et partie à Jean MINNE (act. O. BODDEZ).
Ferme de la Gratière : Lieu-dit "Rouges Terres" - Héritiers Antoine BAUDET (Tubize) (act. L. SPIECKAERT).
Ferme du Capitaine : Veuve Jean-Baptiste CAPITTE (act. D. ADAM).
Ferme du Graty : Le marquis Arnould de SAIN DEPRÈS, habitant en France (act. M. DERIJCKE).
Ferme de la Tour qui Brouille : François BRUYERE (act. R. MINNE).
Ferme de la Sablonnière : Les héritiers HANNON de Nivelles (act. M. BALASSE).
Ferme de la Sauvenière : Les héritiers GILBERT de Nivelles (act. R. VAN DEN ABEELE).
Ferme Bruyère : Emmanuel DELALIEUX (Feluy) (act. L. BAILLEUX).
Ferme de Bienne : Le comte Albert DEBLOIS (act. M. GOFFAUX).
Ferme du croquet : dénommée également "Brasserie Lechien" - Charles HALBRECQ (Haras actuel).
Ferme de Sarcelle : Hermans CAPITTE (act. M. ESTIENNE).
Ferme du Wesprin : Augustin FRISE (act. M. DRUET).
2) Tableau des principaux propriétaires étrangers à la commune de Feluy.
Le baron DERISSEM, de Mons.
Le marquis Arnould de SAIN DEPRÈS, habitant en Hollande.
Le comte Albert DEBLOIS, domicilié en Hollande.
Le comte Gustave de BEAUCARMEZ, résidant à Mons.
Les DEBISEAUX, de Binche et de Mons.
Les notaires Antoine et Jacques DELBRUYERE, de Nivelles.
Le notaire François CROUSSE, de Seneffe.
Les DEWOLF de CLERBOIS, de Mons.
Le pharmacien HAINAUT, de Nivelles.
Le bourgmestre Alexis HAVEAU, de Ronquières.
Le gouverneur DEBOUSIES.
L'hospice de Braine-le-Comte.
L'hôpital de Soignies.
Le gouvernement belge et Jean-Baptiste CASTINELLE repris au cadastre comme "concessionnaire du canal de Charleroy".
3) Tableau des professions exercées en 1835 par les propriétaires repris à la matrice cadastrale de Feluy.
Les professions reprises à la matrice sont les plus diverses et sont bien le reflet de la vie du village à l'époque. Comme dans toute commune rurale, les professions les plus représentées sont évidemment celles de cultivateur, fermier, ménager et journalier, cette dernière regroupe tous les ouvriers manuels qui louent leurs services à la journée, en fonction des travaux saisonniers surtout, tantôt pour la moisson, tantôt pour le battage des céréales et à l'occasion pour le travail dans les carrières. Comme toujours à l'époque, il existait une vaste représentation de rentiers, dont de nombreux nobles. Nous relevons les professions exercées par les propriétaires étrangers à la commune, mais nous estimons qu'il n'existe aucun intérêt pour cette étude d'en faire la mention puisque ces professions sont exercées dans leurs communes d'origine et ne concernent aucunement Feluy. Par contre, les diverses professions exercées par les Feluysiens nous semblent intéressantes à étudier ; nous constatons que pratiquement tous les métiers de l'époque sont représentés à Feluy et sont bien souvent exercés dans des maisons appartenant au commerçant ou à l'artisan.
Maître de forges : Isidore DUPONT, propriétaire et exploitant de la platinerie du Petit-Moulin. (voir "Petite Histoire des Hommes, des Noms de Lieux" de Alain GRAUX, page 61).
Menuisier : François SAUVAGE - Grand-place, 2 (coin du sentier de Miremont).
Charron : Michel DRUGMAND - Grand-rue, 34 (ancienne vicairie). Louis et Nicolas DRUGMAND - Grand-rue, 23 (R. BRANCART) et annexes situées à l'arrière du bâtiment n° 21 (Jean LECHIEN) dont une partie était à usage de café à l'époque. Jean-Baptiste PELERIN - Grand-place, 7 (Isabelle LECLERCQ). Robert STRANARD - Grand-rue, 15, 17, 19 (lieu-dit "la Malice").
Maréchal : Albert MARCHAND - R. de la Baronne, 90 (Docteur ARNOULD). Grégoire LAURENT - R. de Crombize, 2 à 10 (Tout le hameau de l'Enfer). Théodore PELERIN - Chemin de la Rocq, 8 (J. BARA). François BOTMANNE - Grand-place, 1 A et 1 B (J. LOREZ - R. CHARLIER). Thomas DECHAMPS - Place du Trichon, 6 et 7.
Tonnelier : Alexis TIBY - R. de Marche, 47 et 49.
Cordonnier : Guillaume GILLOT - Sentier de Miremont, 3 et 5. Herman CLOQUET - Ruelle David, 3 (Mathéa ANTOINE).
Marchand : Louis PEDE - Grand-place, 20 et 21 (J. BROHEE - M. L. BIOURGE). Nicolas ROSIER - R de la Coulette, 11 (E. SCHOLTUS). Jacob PIRON - Claire Haie, 120 (M. GODEAU).
Meunier : Pierre LEONARD - Grand-rue, 1.
Distillateur : Maurice ROUSSEAU - Grand-place, 9 et 10 (Boucherie et librairie actuelles).
Maçon : Pierre LISBETH - Grand-rue, 4 (G. HAVAUX).
Notaire : GUILMOT qui résidait à la chaussée de Familleureux, dans la propriété située au coin du sentier du Tremblement. Ce bien a été occupé par la suite par diverses familles, entre autres, celle de Joseph LADRIÈRE (grossiste et torréfacteur de café), du notaire Coche (qui y tint son étude après la seconde guerre mondiale) et de Marc Jacob (qui a été bourgmestre de Feluy durant une petite période, vers 1970).
Huissier : Augustin RENARD qui possédait et occupait une propriété de 41 ares au lieu-dit "Claire Haie" (n° 114 actuel).
Boucher : Veuve Benoît BAUTIER - Grand-place, 14 (G. COUTURIAUX). Antoine LECLERCQ qui exerça quelque temps son commerce au n° 15 de la Grand-place (Mme CLAEYS) puis occupa la maison n° 19 (Mme MEURICE). Un abattoir se trouvait à l'arrière du bâtiment principal, à l'emplacement de la salle du Perron.
Tailleur : Jean-Baptiste DUJEUGNIER - Rivage de Familleureux (R. DEFALQUE). Louis VANBOMBERGEM - Grand-rue, 6. Guillaume VANBOMBERGEM - Grand-rue, 14-16 (GRAUX-DELBART).
Tisserand : Jean LEMAITRE - Grand-rue, 40 a (A. EVRARD). Pierre-Joseph CARLIER - Rue de Saint-Georges, 5 (GARITTE).
Bourrelier : Pierre LACROIX - Grand-place, 16 (Robert HAINAUT).
Négociant : Gaspard OLIVET - R. Norbert CLOQUET, 1 et 1A (HOET et GAILLY). Godefroid LECHIEN - domicile non localisé (vraisemblablement dans le centre de la commune).
Cabaretier : Nicolas BOURET - Créquion, 6 (F. GERARD). Ernest RENARD - Grand-place, 17 (Pharmacie BIOURGE). Dieudonné GAUDY - idem, 13 (Micheline ROLAND). Antoine LECHIEN - idem, 22 (Banque et restaurant Les Fougères). Philippe SEUTIN - Grand-rue, 48 (M. VANDENBULEKE). Jean VRAY - domicile non localisé (vraisemblablement au Petit-Moulin). Jean-Baptiste VINQUEUR - R. de Crombize, 26 (R. DENAYER). François ERGO - R. St-Antoine, 21 (L. DENAYER). Jean ESTAUMONT - Bois de Feluy (à proximité de Courrière-lez-Ville - maison démolie à la construction de la raffinerie). Jacques ROUSSEAU - Bois-d'Horrues, 22 (dernière maison à la limite d’Ecaussinnes-Lalaing - après la ferme de V. BAUDUIN).
Brasseur : Jean ZERCK - Carrefour du Trichon. Jean Félix - au même endroit (voir al. 9 du tableau n° 1 ci-avant).
Ouvrier : Joseph LACROIX et Philippe François.
Tailleur de pierres : Antoine BOURLEAU ; Joseph HENNEAU ; Jean LATTIGNIES ; Guillaume GODEAU.
N.B. : Les adresses renseignées à la suite des noms de commerçants et artisans sont les adresses actuelles des maisons dans lesquelles ils exerçaient leurs professions. Le plan ci-après indique l'emplacement de ces maisons dans le centre de la commune, il fait apparaître qu'un commerce local important était groupé aux environs de la Grand-place où se tenait en outre le marché du mercredi à partir de 1834.
Les maisons situées Grand-place, 11 et 12 appartenaient au notaire GUILMOT ; elles étaient vraisemblablement à usage de commerce également.
4) Tableau des principaux propriétaires terriens de 1835.
La superficie totale de la commune est de 1.615 ha 42 ares 00 cent. dont 33 ha 80 ares 90 ca de voirie. La surface appartenant aux divers propriétaires est donc de 1.581 ha 61 ares 10 centiares. Un peu plus de trois cents propriétaires se partagent l'ensemble du territoire, mais, comme toujours à l'époque, quelques-uns en possèdent la plus grande part. C'est ainsi que plus du quart du territoire est détenu par un seul propriétaire et qu'une douzaine d'autres en possèdent plus d'un tiers ensemble. Le reste, soit environ 40 % est partagé entre trois cents propriétaires.
Le comte Albert DEBLOIS est le plus gros propriétaire, il gère 413 ha 72 a 80 ca. Il possède notamment le Bois de Feluy, le château de Feluy, le moulin à eau de l’Epitaphe, le moulin à vent des 4 Bonniers, les fermes de Bienne (Maurice GOFFAUX), de l'Escaille (Hubert DEHAYE), d'Ensiesart (Pol DEHAYE) et plus de trois cents hectares de terres cultivables.
Jacques PENNART, dont les propriétés se retrouvent pratiquement dans tout le territoire de Feluy, possède, entre autres, la maison de Jacques DETHIER au Trichon, l'Hôtel-Dieu au carrefour du Trichon, le château BRÉDA (act. M. COLINET),ainsi que les fermes occupées par Jules DEBECQ à la chaussée de Familleureux et par V. KRESCI et L. RAES au rivage de Familleureux. Il gère 75 ha 82 a 70 ca.
La famille Jean BAUDET (fermiers) possède 59 ha 35 a 00 ca. La propriété est groupée aux lieux-dits "Les Rouges Terres" et "Pont à la Lieu" autour de la ferme Durant érigée au lieu-dit "Le Congo".
Le marquis Arnould de SAIN DEPRÈS est le propriétaire de la ferme du Graty. Il possède 53 ha 79 a 50 ca.
La famille CAPITTE se partage trois fermes. La ferme du Capitaine (Veuve Jean-Baptiste). La ferme de Crombize (Veuve Nicolas) devenue brasserie ultérieurement. La ferme de Sarcelle (Hermans CAPITTE) appartenant actuellement à la famille ESTIENNE. Elle possède 53 ha 78 a 20 ca.
Emmanuel DELALIEUX est maître de carrières et habite le château des Trappistes. Il possède les fermes de la Warte (act. M. LAURENT) et Bruyère au bout de la Grand-rue (act. Lucien BAILLEUX). Il gère 34 ha 22 a 50 ca.
Philippe DELALIEUX possède essentiellement le château de la Rocq et les prés et bois qui l'entourent. Il possède en tout 32 ha 00 a 70 ca.
Le comte de BEAUCARMEZ est propriétaire de la ferme du Droit Bois incendiée en 1881 et démolie quelques années après. Il gère également 27 ha 77 a 30 ca.
Charles HALBRECQ est propriétaire du Croquet et de ses dépendances. Cette propriété est devenue une brasserie par la suite et le haras actuel, après la première guerre. Il possède 32 ha 35 a 30 ca.
Antoine MOREAU possède la ferme du Tienne à Coulons connue actuellement sous le vocable "Le Vieux Caillou" (occupée par M. TILMANT). Il est aussi propriétaire de 24 ha 59 a 90 ca.
Charles VANASSCHE (de Tournay) est le propriétaire de la ferme de Clerbois (act. Raymond ANTOINE). Il gère 35 ha 87 a 80 ca.
VANDERSTOCK possède la ferme du Bourleau (occupée act. par Roger ROUSSEAU). Il possède 34 ha 14 a 60 ca.
Célestin LISSE est le propriétaire de la ferme de Nantanne (occupée à présent par R. VANDEKERCKOVE) à la chaussée de Familleureux. Il gère 30 ha 41 a 70 ca.
Ces treize propriétaires possèdent donc ensemble près de 910 hectares sur le territoire de Feluy.
Chapitre 10 : Le Trichon et l’Epitaphe.
Nous reprenons, dans ce chapitre, la rue et la place du Trichon, la rue de la Coulette jusqu'à la ruelle David (ce tronçon de la rue de la Coulette est repris à l'époque sous l'appellation "Avenue de l'Esplanade du château"), la rue de Saint-Georges jusqu'à la chapelle de Notre-Dame de Lorette et la rue Victor Rousseau jusqu'au carrefour du Trichon. Le plan du cadastre de l'époque nous apprend, entre autres, que la plupart des constructions actuelles existaient déjà, que les deux petits pavillons du corps de garde du château existaient toujours et que les abords de la "chapelle Lorette" faisaient partie intégrante de la voirie.
Tableau des parcelles bâties existant en 1835.
102 : Eglise et cimetière d'une contenance de 14 ares 90 centiares. Le cimetière de dimensions réduites comme tous les cimetières de l'époque, arrive à saturation ; dix ans plus tard, en 1845, il sera remplacé par le cimetière Saint-Roch situé à l'entrée de la chaussée de Familleureux. Ce dernier, malgré sa plus grande capacité, devient rapidement trop petit à son tour, et dès la fin du siècle passé, il doit être remplacé par le cimetière actuel.
103 : Il s'agit de la maison connue depuis 1510 sous le vocable "La Mal Placée" à laquelle viennent d'être adjointes deux nouvelles constructions qui existent toujours actuellement et qui portent les nos 3 et 5 de la rue Victor Rousseau. Le bloc complet des trois maisons et la parcelle 107 ci-après appartiennent à Nicolas MARCQ. La grande demeure en pierre portant actuellement le n° 1 de la rue Victor Rousseau a été construite à l'emplacement de la "Mal Placée" dont beaucoup de Feluysiens se souviennent encore et qui a été démolie en 1943. Elle reste dans les mémoires comme étant le "magasin du Cayoteux". Le dernier exploitant du magasin n'était autre que Mme Henri DUBOIS.
107 : Maison en construction appartenant au même Nicolas MARCQ (Rue Coulette - R. GOFFI)
108 : Héritiers Jean-Baptiste VINCLAIR (Rue Coulette, 3 - R. VANDENBULCKE).
109 : Jean FELIX qui est également propriétaire d'une des deux brasseries du Trichon (Rue Coulette, 5 - Y. CROISEAU).
110 : Veuve Charles BOURDON (Rue Coulette, 7 - B. CANELLE).
114 : Nicolas ROSIER (Rue Coulette, 9 - C. BLANPAIN).
115 : Idem (Rue Coulette, 11 - E. SCHOLTUS).
116 : Célestin LISSE (Rue Coulette, 13 - Mme BAYOT).
118 : idem (Ruelle David, 10 - Fl. JANSSENS).
306 et 307 : Le comte Albert DEBLOIS - maison et moulin à eau (Pl. Trichon, 1).
305 : Léopold NOPERE. Grande demeure connue sous le nom de château du Trichon. La partie centrale qui reliait les deux ailes centrales a été enlevée afin d'améliorer le coup d'œil sur le parc qui fut créé vers 1850 par le propriétaire (Pl. Trichon, 2 - Notaire DEBOUCHE).
316 : Nicolas DELALIEUX (Pl. Trichon, 4 - A. DEWERGIFOSSE). Les petites maisons de la rue du Trichon ont été construites en 1866, elles n'ont plus guère été occupées après la seconde guerre et sont actuellement à l'abandon.
310 : Jacques PENNART (Rue V. Rousseau, 7 - R. MAMBOURG). Maison améliorée très sensiblement dans les années '30 et exploitée après la deuxième guerre comme quincaillerie par E. DESALDELEER).
311 et 312 : Thomas DECHAMPS (Pl. Trichon, 6 et 7). Fut longtemps exploitée comme droguerie par Elisée GAILLY - Enseigne : "A la Boule Rouge".
314 : Jacques PENNART (Pl. Trichon, 5 - J. DETHIER).
315 : idem (Démolie vers 1970, mais toujours présente dans bien des mémoires. Elle a longtemps été exploitée comme café. Les derniers occupants furent les époux PIÉTAIN qui avaient succédé aux familles PAUWELS et SIOT).
76 : Jean ZERCK - maison en construction en 1835 (incendiée en 1938).
77 : Jean FELIX - brasserie (disparue dans le même incendie).
78 : idem - maison d'habitation (Rue V. Rousseau, 6 - M. A. JANSSENS).
79 et 80: J. ZERCK - brasserie et maison (idem, 4 - VAN KEYMEULEN).
72 : Comte Albert DEBLOIS - château (idem, 2 - V. DECOSTER).
639 : Jacques PENNART (Rue V. Rousseau, 12 - Marc METENS).
640 : idem (Rue V. Rousseau, 10 - M. DECHAMPS). Cette grande maison, désignée parfois comme l'Hôtel-Dieu, a été occupée bien longtemps par la famille GLINEUR qui y exerça un commerce en gros de bières et limonades.
641 : Héritiers Jacob TIBY (Rue V. Rousseau, 8 - A. de LALIEUX de la ROCQ). Elle a été occupée par F. LAURENT qui y exerçait la profession de cordonnier après 1925.
642 : Marie-Joseph CANIVET (Rue St-Georges, 1 - M. DELESTIENNE).
643 : Jacques PENNART (Rue St-Georges, 3 - A. LIÉNARD).
644 : Pierre CARLIER, tisserand (Rue St-Georges, 5 - M. GARITTE).
649 et 650 : Veuve Jean-François GAUDY (Rue St-Georges, 7 - O. JANSSENS). Une seule demeure actuellement.
651 et 652 : idem (Rue St-Georges, 9 - R. MULLER). Une seule demeure également.
653 : idem (démolie - son emplacement est incorporé dans le terrain du bien suivant).
656 : Jacques PENNART - Cette grosse demeure a toujours été appelée "Château Bréda". La carrière Bréda se trouvait à l'arrière des parcelles 639 à 656 et était accessible par un plan incliné qui longeait le four à chaux (lettre A du plan n° 11).
Chapitre 11 : Grand-place, Sentiers Mesquinne et de Miremont.
La situation géographique de la Grand-place de Feluy en a fait bien longtemps l’épicentre d'un réseau routier considéré comme important au début du 19e siècle. En effet, pratiquement tous les itinéraires qui reliaient nos nombreuses communes limitrophes aux villes du Rœulx, de Nivelles et de Soignies passaient par notre Grand-place. Les communes de Familleureux, Marche-lez-Ecaussinnes, Ecaussinnes d'Enghien, Ecaussinnes-Lalaing, Braine-le-Comte, Ronquières, Bornival, Monstreux, Arquennes, Petit-Rœulx et Seneffe avaient toutes un chemin les reliant directement à Feluy. Il en était de même pour de nombreux gros hameaux tels que la Ronce, le Bois-des-Nauwes, le Bois-d'Horrues, Renissart, Rosseignies, Buisseret, Courrière-lez-Ville et même Besonrieux.
Cette situation privilégiée engendra une activité commerciale et artisanale des plus intenses. Pratiquement toutes les maisons actuelles de la place et des alentours existaient à l'époque et étaient pour la plupart occupées par des commerçants et des artisans (voir chapitre 9 bis).
Nous pouvons aisément nous imaginer l'attrait que devait exercer sur la population, la Grand-place en 1835. Des bouchers, des cafetiers, des cordonniers, un distillateur, un menuisier, un meunier, un maréchal, un bourrelier y tenaient leur négoce. D'autres corps de métier étaient présents dans le voisinage immédiat de la Grand-place ; on y trouvait un tonnelier, deux tisserands, deux tailleurs, un maçon, deux brasseurs, quatre charrons, un maréchal et plusieurs cafetiers. Depuis 1598, la grande ducasse s'installait le premier dimanche d'août sur la place et monopolisait tous les emplacements disponibles entre le Tilleul de l'Espinette et la place du Trichon. A partir de 1834, un marché public occupait la place chaque mercredi. De nombreuses attractions y étaient présentées en cours d'année : cirques, théâtre ambulant, spectacles divers (Funambules, jongleurs, chanteurs, etc.) et étaient toujours bien accueillies par la population.
Cette intense activité se maintint jusqu'après la seconde guerre et la Grand-place demeura bien longtemps un des pôles d'attraction les plus importants de la région. Même lorsque certains commerces disparaissaient à cause des changements successifs du mode de vie, ils étaient souvent remplacés par d'autres. C'est ainsi qu'en 1939, il était encore recensé sur la place un nombre impressionnant de commerces les plus divers : une librairie, deux boucheries, une pharmacie, une boulangerie, une confiserie, une horlogerie-bijouterie, une quincaillerie, une mercerie, des épiceries, de nombreux cafés, ainsi que deux salles de fêtes. Les alentours de la place regorgeaient aussi de magasins et de cafés. Il s'agit certainement d'une époque révolue et la Grand-place ainsi que la Grand-rue doivent paraître bien calmes aux yeux de nombreux Feluysiens nostalgiques.
Liste des parcelles cadastrales de 1835.
C 124 : Antoine DECLERCQ, boucher (Grand-place, 19 - Mme MEURICE).
C 126 : idem - abattoir (Démoli et remplacé par la salle de fête).
C 125 et 127 : Louis PEDE, marchand (Grand-place, 20 et 21 - BROHEE-BIOURGE).
C 128 : Antoine LECHIEN, cabaretier (idem, 22 - Banque et restaurant actuels).
C 87 : Ernest RENARD, cabaretier (idem, 17 - Pharmacie).
C 90 : Pierre LACROIX, bourrelier (idem, 16 - Robert HAINAUT).
C 90/2 : Antoine LECLERCQ, boucher (idem, 15 - Mme CLAEYS).
C 91 : Veuve Benoît BAUTIER, bouchère (idem, 14 - G. COUTURIAUX).
C 92 : Dieudonné GAUDY, cabaretier (idem, 13 - M. ROLAND).
C 93 : GUILMOT (notaire habitant à la chaussée de Familleureux) (Grand-place, 11 et 12 - MORIAU).
C 97 et 101 : Maurice ROUSSEAU, distillateur (idem, 9 et 10 - boucherie GODEAU et librairie MORIAU).
B 94 : Veuve François BOTMANNE, maréchal - Grand-place, 1 et 1A - BRIQUELET et R. CHARLIER).
B 96 : idem (Grand-place, 1B - J. LOREZ).
B 97 : François SAUVAGE, menuisier (idem, 2 - M. WALLEME).
B 98 : idem (idem, 2A -J. BALLIEU).
B 100 : Pierre LELOUX (idem, 3 - F. DELESTIENNE).
B 111 : Louis BAUTHIER, maréchal (idem, 4- M. ROLAND).
B 112 : idem (idem, 5 - E. FRANQUET).
B 113 : idem - atelier de maréchal (idem, 6 - A. NAUTS).
B 115 : Jean-Baptiste PELERIN, charron (idem, 7 - I. LECLERCQ).
B 116 : Jean DUMONT, cultivateur (idem, 8 - A. ARCOLY).
B 114 : idem - bâtiment rural (actuellement, remise à l'arrière du n° 7).
B 118 : Alexis HAVEAU, bourgmestre à Ronquières (Rue de Marche, 2 - N. DEMEULDRE).
B 99 : Dominique CLERBOIS, cultivateur (Miremont, 2).
B 101 : Guillaume GILLOT, cordonnier (Miremont, 1 et 3).
B 103 : idem (idem, 5).
N.B. : Pour rappel, afin de faciliter le repérage des parcelles cadastrales de 1835, nous indiquons, entre parenthèses, l'adresse et le nom de l'occupant actuel.
Liste des nouvelles constructions et transformations.
1854 : Construction du Château de Miremont sur la parcelle 157 qui appartenait à DELALIEUX Emmanuel en 1835 et à François DELALIEUX, lors du début des travaux, en 1851.
1869 : Construction de la maison n° 4 du sentier de Miremont (E. ROUSSEAUX).
1894 : Construction du café et de la salle des fêtes du cercle catholique. La salle est construite à l'emplacement de l'ancien abattoir du boucher LECLERCQ.
Les parcelles 94 et 96 ont subi, au cours des années, de nombreuses modifications. Elles ont donné naissance à cinq habitations distinctes : les nos 1, 1 A et 1 B de la Grand-place, ainsi que les nos 6 et 6 a du sentier de Miremont. Ces changements ont surtout été opérés en 1910, 1945 et 1964.
Chapitre 12 : Grand-rue, Square et rue du Centenaire, rue de la Coulette, ruelle David.
Ce quadrilatère n'a été complété par l'ouverture du "Tienne Scaron" (Rue du Centenaire actuelle) que vers 1880, après la démolition des deux maisons situées en face de l'entrée du château Scaron.
La rue du château Scaron (actuelle rue de la Coulette) était traversée, à ciel ouvert, par le ruisseau du Graty et servait, côté village, essentiellement de chemin d'accès aux maisons existant depuis l’Epitaphe jusque dans le parc actuel de la Maison du Peuple.
Jusqu'en 1849, l'accès à la Coulette se faisait surtout par les deux sentiers (Ruelle du Curé et ruelle séparant les parcs des châteaux du Trichon et des Trappistes). En dehors des nombreuses périodes de crues, il était possible d'accéder à la Coulette en passant le ruisseau à gué, à hauteur de la parcelle 169.
La propriété de la famille NOPERE (parcelle 305) n'était délimitée que par le Graty qui débordait bien souvent de son lit et inondait alors une grande partie de la parcelle. En 1849, Léopold NOPERE obtint l'autorisation d'apporter quelques remèdes à cette situation déplaisante. Il fit construire l'aqueduc qui existe toujours sous la route à l’Epitaphe et sous la prairie du moulin. Il modifia quelque peu le tracé du cours d'eau en le déplaçant de 4 ou 5 mètres, côté rive droite, pour le faire passer à l'intérieur de sa propriété qu'il clôtura ensuite par le mur en pierres que nous connaissons encore actuellement et qui va jusque la Coulette. La traversée du chemin par la rivière fut escamotée grâce à un autre aqueduc aménagé en sous-sol. Toutes ces réalisations furent bénéfiques et les inondations disparurent car le débit du ruisseau était réglé par des vannes placées à l'entrée du premier aqueduc à la sortie de l'étang. Le chemin était ainsi ouvert à la circulation, mais il garda encore bien longtemps son caractère de voirie privée entre la place du Petit-Moulin et la Coulette. (Il resta, en effet, inscrit à la matrice cadastrale des propriétaires successifs du château des Trappistes jusque vers 1965). Il tomba ensuite dans le domaine public car ses divers propriétaires avaient omis d'en rappeler le caractère privé et en avaient laissé prendre possession par la commune en lui permettant, au fil du temps, l'entretien, l'éclairage et la signalisation routière.
Mise à part la maison portant le n° 15 de la rue de la Coulette (parcelle 148), qui existe toujours, les autres habitations qui se trouvaient à l'emplacement du parc de la Maison du Peuple furent démolies vers le milieu du siècle dernier (en 1843 pour les parcelles 149, 153 et 150 ; en 1859 pour 161, 162, 163, 166 et 167). Il en fut de même pour le groupe de maisons appartenant à Antoine LECHIEN et qui se trouvait approximativement à l'emplacement du garage actuel de Monsieur Jean LECHIEN au lieu-dit "Tilleul de l'Espinette" et qui fut démoli en 1858 (parcelles 191, 192, 193 et 194). Le groupe de parcelles 154, 155 et 156 fut désaffecté en 1859 et utilisé ensuite comme bâtiment rural jusqu'à sa démolition en 1909 lors de la construction de la salle des fêtes du Peuple.
Liste des parcelles bâties figurant au plan de 1835.
73 et 75 : Louis et Nicolas DRUGMAND, charrons (une seule maison actuellement : Grand-rue, 23 - R. BRANCART)
77, 78 et 79 : mêmes propriétaires. Ces anciennes maisons existent toujours à l'arrière de la propriété de Monsieur Jean LECHIEN. Elles servent actuellement de remises. Une enseigne de cafetier vient d'être remise à jour après décapage des nombreuses couches de plafonnage et chaulage qui la recouvraient.
80 et 81 : formaient le bloc de "La Malice" qui appartenait au charron Robert STRANARD. Ce bloc compte actuellement trois maisons : le n° 15 à front de rue, maison occupée par A. DECHIEF et les nos 17 et 19, en recul au fond de la cour "La Malice".
85 : Propriété de la famille ZÉVIÈRE de Nivelles (Il doit s'agir d'une maison qui était érigée à l'emplacement de l'ancienne école communale qui a été construite vers 1860.)
90 : même propriétaire. Il s'agit en fait de notre ancienne maison communale qui a subi des transformations importantes en 1861.
91 : Bâtiment rural qui appartenait au même propriétaire et qui existe toujours à l'arrière du bâtiment principal.
92 et 93 : Pierre LÉONARD, meunier (Il s'agit de la maison n° 1 de la Grand-rue, appelée bien souvent "Maison Delchambre").
95 : François SAUVAGE, menuisier (Bâtiment rural accessible par les ruelles et qui était vraisemblablement l'atelier du propriétaire qui habitait au coin du sentier de Miremont, parcelles 97 et 98).
118 et 119 : Célestin LISSE (Ruelle David, 10 et 8).
120 : Nicolas ROSIER (Bâtiment servant de réserve au propriétaire qui habitait et tenait son commerce au n° 11 actuel de la rue de la Coulette). Actuellement les habitations nos 4 et 6 ont remplacé ce bâtiment.
132 : Herman CLOQUET (Ruelle David, 3).
133 : Françoise BRUYERE (idem, 1).
134 : Veuve Emmanuel DEBAUQUE (Grand-rue, 2).
135 : Pierre LISBETH (idem, 4).
136 : Louis VANBROMBERGHEM (idem, 6).
141 : Héritiers François VANKERNEY (idem, 8).
142 et 143 : Thérèse NEELS et sœurs (idem, 10 et 12).
171 et 172 : Pierre LELOUP (idem, 14 et 16).
173 : Guillaume VANBROMBERGHEM (idem, 18).
181 : Héritiers Jacques BRUYERE (Grand-rue, 28 et 30).
182 : Veuve Michel DRUGMAND (idem, 34 - ancienne vicairie).
184 : La commune de Feluy (idem, 36 - cure).
191, 192, 193, 194 : Antoine LECHIEN (Bloc démoli en 1858).
197 : Héritiers Jacques VILLE (démolie vers 1880).
199 : Jean VILLE (démolie en même temps que la précédente).
147 : Célestin LISSE (Bâtiment rural - fournil - démoli vers 1978).
148 : Héritiers Nicolas DAUBLIN (Coulette, 15 - L. DELFERRIÈRE).
149 : Héritiers Martin MANSART.
150 : Héritiers Nicolas DAUBLIN.
153 : Jean-Joseph DELFERRIÈRE.
(Démolition de ces trois dernières demeures en 1843).
154, 155, 156 : Jean-Joseph DELFERRIÈRE (Bloc démoli en 1910).
161, 162, 163, 166 et 167 : Pierre BOURET (Blocs démolis en 1859).
299 : Emmanuel DELALIEUX (Château des Trappistes).
Relevé des nouvelles constructions et transformations.
a) Grand-rue :
1844 : Construction des nos 20, 22 et 24 de la Grand-rue sur les parcelles 177 (Boulangerie MORIAU), 178 (Café du Peuple) et 179 (Mme DELBRUYERE).
1858 : n° 26 sur la parcelle 180 (J. DESMET-DEBIE).Le garage et son étage ont été adjoints ultérieurement au bâtiment primitif.
1858 : Début de la construction de l'école communale qui a été occupée à partir de 1861. Il s'agit du bâtiment qui sert aujourd'hui de local de pensionnés, de garage communal et qui abritait la sous-perception des postes jusqu'en 1984 (parcelle 85).
1859 : Construction de la véranda à l'arrière du Café du Peuple.
1861 : Transformations importantes de la parcelle 90 (ancienne maison communale de Feluy).
1861 : Construction du bloc des trois maisons nos 5, 7 et 9 sur la parcelle 83.
1885 : n° 11 (Th. PAYEN) sur la parcelle 83 également.
1901 : n° 27 (ROUSSEAU-COCHE) sur la parcelle 71.
1910 : Salle des fêtes de la Maison du Peuple, approximativement à l'emplacement du bâtiment rural n° 156.
b) Square du Centenaire.
1962 : n° 1 (R. CHARLIER).
1964 : n° 3 (M. GAILLY).
1966 : n° 5 (J. DELBRUYERE).
1970 : n° 7 (Mme THEWYS).
c) Rue du Centenaire.
1961 : n° 2 (L. RENGLET).
1962 : n° 1 (M. DENAYER).
1974 : n° 3 (M. HUBERT).
1974 : n° 4 (Dr WATHOUR).
d) Rue de la Coulette.
1977 : n° 13 A (A. MEURICE).
Relevé des parcelles bâties existant en 1835.
La parcelle n° 70 (actuellement n° 29) et les maisons suivantes (63, 64, 66 et 67) appartenaient aux demoiselles BERLAIMONT, rentières qui habitaient vraisemblablement la première, qui nous a été connue par la suite comme étant la maison du docteur SEBILLE. A part la parcelle n° 63, les autres habitations existent toujours.
Les maisons 205 et 206 appartenaient aux héritiers de François MOREAU. Elles forment ensemble le n° 38 actuel. Il faut noter que le 205 n'était pas terminé en 1835, mais était en cours de construction.
208 : Philippe SEUTIN, cabaretier (n° 48 - VAN DEN BULCKE).
209 : Jean Lemaître, tisserand (n° 48 A - Anita EVRARD).
211 : Nicolas DELFÉRIÈRE de Marche-lez-Ecaussinnes (n° 42 - D. DELAROCHE).
217 : Nicolas DELALIEUX (n° 54 - Mme LEGRAND).
222 : idem (n° 54 A - R. GRATIA).
57 : Ferme BRUYERE appartenant à Emmanuel DELALIEUX qui l'avait achetée en 1831 à Herman DELBRUYERE. Cette belle ferme appartient toujours à la famille DELALIEUX et est restée en très bon état malgré ses quatre siècles d'existence.
Relevé des nouvelles constructions et transformations.
1880 : Ecole libre des garçons sur la parcelle 61 (Construction démolie depuis quelques années).
1893 : n° 43 sur la parcelle 61 (Maison de l'instituteur en chef de l'école libre).
1896 : n° 39 sur la parcelle 63 qui avait été démolie en 1879.
1901 : nos 50 et 52 (J. ROUSSEAU et G. DECLÈVE).
1902 : Division de la parcelle 211 en deux demeures. Réunion de ces deux demeures en une seule habitation sous le n° 42 actuel, vers 1920.
1907 : n° 58 (A. BAUDUIN).
1913 : n° 41 sur la parcelle 61 (A. DRUET).
1932 : n° 45 sur la parcelle 61 aussi (E. SOYEZ). N° 46 (Mme DUQUÈNE).
1935 : nos 47 et 49 sur la parcelle 61 (F. LECLERCQ et M. DEBECKER).
1968 : n° 56 A (B. ANTOINE).
1932 : Division de 206 en deux habitations.
Chapitre 13 : RUES DE MARCHE, DE BONSECOURS ET D'ECAUSSINNES.
La rue de Marche et d'Ecaussinnes sont les deux premiers chemins qui ont été empierrés dans notre commune. Durant l'hiver 1849, devant la grande misère qui sévit dans les foyers, suite au chômage des carrières, le conseil communal décide d'embaucher les ouvriers chômeurs de la commune pour empierrer ces deux chemins. Quatre cents ouvriers chômeurs sont embauchés au salaire de soixante-trois centimes pour une journée de douze heures. Le transport des pierres est payé un franc par mètre cube aux cultivateurs qui se chargent du voiturage. La somme qui leur est due est déduite de leur redevance au rôle des chemins vicinaux.
a) Liste des parcelles bâties existant en 1835.
RUE D'ECAUSSINNES .
179 Comte Albert DEBLOIS - Ferme de l'Escaille (N° 1 A - H. DEHAYE).
188 Commune de Feluy - Chapelle Sainte-Anne.
RUE DE MARCHE.
118 HAVEAU Célestin, bourgmestre de Ronquières (N° 2 - N. DEMEULDRE).
124 La commune de Feluy - Berceau du tir à l'arc.
100 ROUSSEAU Maurice, distillateur (N° 1 et n° 3 - LARBALESTRIER-FOUCART).
96 idem (ancienne distillerie transformée en maisons - N° 5, 7 et 9).
97 idem (N° 11 et N° 13 actuels - BOTTEMANNE).
166 Fontigny Albert (démolie vers 1975).
168 Bienfait veuve Jean-Baptiste (N° 24 - L'Escale).
216 Clairbois frères et sœurs - Ferme du Grand-Chemin.
215 Idem (N° 31 - J. Debury).
214 Idem (N° 33 - J. C. Remy).
209 Huart François (N° 35 - A. Clercq).
208 LECHIEN veuve Joseph (N° 37 actuel).
203 Thiby Alexis (N° 43 - M. P. LELOUP).
200 Idem (N° 45 - R. Cordier).
199 Idem (N° 47 - J. P. Legge).
197 Idem (N° 49 - dernière maison de la rangée).
193 Idem - Ferme de la Haillebarde (N° 51 - R. Godeau).
195 PELERIN Théodore - Bâtiment rural (Vraisemblablement l'atelier de maréchal dans lequel le propriétaire exerçait son métier.).
314 et 315 Le comte Albert DEBLOIS - Ferme du Neuf Vivier (act. inoccupée).
323 Idem - Ferme du Droit Bois (démolie en 1885).
246 La commune de Feluy - Chapelle de Bon Secours.
RUE DE BONSECOURS.
En 1850, la parcelle 234 est divisée en quatre demeures (Nos 4 à 10 actuels).
235, 234 JURION Joachim.
240 PENNART Jacques - Ferme LIBOTTE.
273, 274 Pourceau veuve Adrien.
263, 264, 265, 269, 270, 271, 272, 276, 277, 283 CAPITTE veuve Jean-Baptiste. Toutes ces habitations existent encore de nos jours, mais quelques-unes ont été réunies entre elles pour former des logements plus spacieux.
b) Dates des nouvelles constructions :
RUE D'ECAUSSINNES.
1A - 1970 (J. C. Demoulin).
RUE DE MARCHE.
1854 Château de Miremont.
1861 Maison du garde du Bois de l'Escaille (démolie vers 1975).
1866 N° 22 (J. Francq) ; 43 (Bruart) ; 39 (P. Fierens).
1881 N° 19 (S. Garitte) sur la parcelle 217; n° 21 (L. Debelle) idem ; école communale sur une partie de la parcelle 216.
1911 N° 15 (E. Van Holle) sur la parcelle 221 ; n° 17 (F. Halloin), idem.
1931 N° 29 A (H. CARLIER) sur la parcelle 213
1951 N° 14 (M. Dumont).
1958 N° 18 (L. Verly).
1966 N° 8 (J. Flahou).
c) Transformations et démolitions.
En 1850, la parcelle 234 est divisée en 4 demeures (nos 4 à 10 actuels).
En 1859, la parcelle 100 est divisée en 3 habitations (actuellement deux maisons, les nos 1 et 3).
En 1855, démolition de la parcelle 323 (Ferme du Droit Bois).
Le berceau du tir à l'arc existait déjà sur les plans du cadastre de 1835 (parcelle 124).
La parcelle 139 représentait un moulin à vent. Il a été démoli en 1881. Quelques Feluysiens se rappellent toujours des vestiges de ce moulin qui étaient encore visibles en 1935 environ.
CHAPITRE 14 : RUE ET PLACE DU PETIT-MOULIN, AVENUE LATTEUR, RUES DE LA SAMME ET DE LA COULETTE (jusque l'avenue Latteur).
Le Petit-Moulin est resté depuis cent cinquante ans le quartier le plus animé et le plus populeux de Feluy. Il est en outre celui qui a connu le plus de changements dans ses structures (voirie, habitat, environnement). L'implantation du canal, l'ouverture des chemins le reliant à la gare (Avenue Gaston Baudoux) et au centre du village (Rue du Petit-Moulin), l'aménagement de la place et de la rue de la Coulette sont autant d'événements marquants de son histoire. Nous rappelons l'article de Monsieur Alain PHILIPPART : "Contribution à l'étude du hameau du Petit-Moulin et de ses abords". Nous ne doutons pas que cette étude approfondie qui a été appréciée par les lecteurs de l'époque sera relue avec plaisir. Sur base de cet article, nous nous permettrons de ne reprendre dans le présent chapitre que les données se rapportant strictement à l'évolution de l'habitat de cet important quartier.
a) Tableau des parcelles existant en 1835.
1) Place du Petit-Moulin.
276 ZERCK Jean, brasseur(Nos 20 A 22 actuels).
271 PELERIN Théodore (ancienne maison qui se trouvait approximativement à l'emplacement du n° 19 actuel).
269 Veuve Joachim LECHIEN (nos 13 à 18 actuels).
287 Toussaint Michel, fermier (nos 1 à 3).
246 La commune de Feluy (démolie lors des travaux d'aménagement de la place).
240 ZERCK (ZERQUE) Jean (nos 10 et 11 actuels).
241 Dechamps Ernest (n° 9).
243 ROUSSEAU Jean-Baptiste (n° 8).
247 Le comte Albert DEBLOIS - Moulin à eau (nos 11 A et 12 actuels).
2) Rue du Petit-Moulin.
228 LACROIX Jacques (Nos 9 et 11 actuels).
229 LEROY Louis (N° 7).
226 DELALIEUX Emmanuel (démoli).
N.B. : Les parcelles 289 et 290 du plan n° 14 sont reprises à la rue Norbert CLOQUET. Elles appartenaient à Guillaume Godeau et se trouvaient à l'emplacement de la future maison du Docteur Norbert CLOQUET.
b) Liste des nouvelles constructions.
1) Place du Petit-Moulin.
En 1852, n° 19 (Vanneste - A l'emplacement de la parcelle 271).
1858 n° 12 (Kempeneers - sur la parcelle 271). Une autre maison située contre le n° 12 a été démolie en 1940.
1868 n° 12 (Dr. DEJARDIN).
1933 n° 41 de la rue de Crombize (Boucherie Verbruggen).
2) Rue du Petit-Moulin.
1864 n° 1 (P. Dejardin) sur la parcelle 232 ; n° 3 (F. Donneux), idem ; n° 5 (G. Henry), idem.
1868 Une maison devant le n° 12 actuel - Démolie vers 1920.
1969 n° 2 (Morissen) sur la parcelle 213.
1970 n° 4 (DUBOIS), idem.
1977 n° 6 (Schillewaert), idem.
3) Avenue Latteur.
1907 Les deux seules maisons de cette avenue (Nos 2 et 4 - M. L. Darquennes).
4) Rue de la Coulette.
1863 Deux maisons derrière le n° 17 actuel -démolies au début du siècle.
1905 n° 35 (Magasin Darquennes).
1907 nos 29 à 33 (Marin, Feller, Darquennes).
1913 n° 6 (G. Sautier).
1960 n° 4 (Van Laethem).
1978 n° 15 A (C. Charlier).
5) Rue de la Samme.
1866 Les deux seules maisons de la rue de la Samme qui se trouvent à proximité du Petit-Moulin (Nos 4 et 6).
c) Transformations et démolitions.
1843 Division de la parcelle 276 en deux maisons.
1873 La parcelle 287 est divisée en quatre habitations (Trois actuellement).
1909 Division de la parcelle 240 en deux demeures (Nos 10 et 11 actuels).
1920 Démolitions de plusieurs maisons sur la place suite aux aménagements.
1930 Division de la parcelle 269 en six maisons (Nos 13 à 18 actuels).
Chapitre 15 : La Rocq.
Dans ce dernier chapitre de la série, nous avons regroupé l'étude de tout le versant ouest de la vallée de la Samme compris entre le Petit-Moulin et le Pont à Lalieux, à la limite de Ronquières. Ce vaste territoire rural était parsemé d'habitations dont beaucoup existent encore de nos jours. Ces maisons étaient le plus souvent rassemblées par petits groupes formant les nombreux hameaux que nous connaissons encore aujourd'hui et qui ont modestement gardé l'empreinte de leur passé.
La Cour Maître Paul ne comptait qu'une vaste maison de maître avec ses dépendances. Elle appartenait à Léopold DELALIEUX (C 234).En 1843, elle fut divisée en huit demeures et une grange. Ces maisons existent toujours et certaines n'ont subi que peu de transformations, gardant pratiquement leur style originel.
Le Nie Pré (Pré Nouveau) s'étendait entre le hameau Mascaux et la Samme qui délimitait les communes de Feluy et d'Arquennes. Traversé par le canal, il ne comptait également qu'un seul bâtiment (A 300), le long de la rivière. Cette construction appartenait à l'industriel Isidore DUPONT, qui en fit une platinerie de grande renommée. Les maisons situées au quai BOUSSINGAULT n'existaient pas lors de la création du cadastre. Leur première destination semble avoir été l'écurie pour les chevaux de traction du canal. En 1905, le bâtiment fut amélioré et divisé en trois habitations (Nos 1 à 3 actuels). Les Nos 4 à 6 furent construits vers 1873. Une vingtaine d'habitations ont été bâties entre 1854 et 1909 dans les parages du Nie Pré. Cet engouement semble avoir été provoqué par la présence d'une usine qui peut être qualifiée de performante pour l'époque. Ces maisons furent toutes démolies à l'occasion de l'élargissement du canal.
Le Hameau Mascaux existait à l'origine du cadastre. Ses maisons semblent avoir subi peu de transformations et nous sommes persuadés que sous les divers revêtements de façade se cache un bel ensemble de matériaux locaux de l'époque de leur construction. Les parcelles existant à l'origine du cadastre appartenaient toutes à la veuve Jean-François GAUDI (A 302, 303, 305, 306, 307, 308, 310). La ferme WAPELHORST a été construite en 1841.
Le Créquion existait aussi en 1835. Les parcelles existant à l'époque sont toujours habitées. L'aspect extérieur du premier bloc a été sensiblement modifié ces dernières années. En ce qui concerne le second bloc, les transformations et exhaussements sont déjà intervenus en 1861 et 1908. Le N° 1 actuel appartenait à Louis ESTIENNE (367). Les nos 2 (368), 3 et 4 (369) appartenaient également à Louis ESTIENNE. Le n° 5 (370) était la propriété de Jean-Baptiste POULART. Les nos 6, 7, 8, 9 appartenaient tous à Nicolas BOURET (376, 377, 378 et 379).
Le Wesprin comptait deux parcelles qui existent encore et qui semblent avoir subi peu de transformations extérieures. (Voir plan N° 16).
A 384 Augustin Frise (n° 1 actuel - Ancienne ferme DRUET - La ferme était accessible par le chemin actuel qui était privé à l'époque).
A 407 Veuve Jean-Baptiste CAPITTE (n° 2 actuel).
Le BOURLEAU. Parcelles existantes :
A 551 VANDERSTOCK et consorts.
543 Maurice ROUSSEAU.
544 Jean LATTIGNIES.
536 Thérèse et Clémentine DEMARET.
537 Maurice ROUSSEAU.
538 Maurice ROUSSEAU.
En 1841, construction du N° 4 (546 A).
En 1850, construction du N° 2.
En 1863, construction du N° 3.
En 1967, construction du N° 10.
Le chemin des Luttes était appelé chemin de Ronquières à la création du Cadastre.
Parcelles existant à l'époque :
A 316 Albert DERIDEAU.
351 PARMENTIER.
353 Rosalie SIOT.
359 Nicolas CUISSENAIRE.
361 Nicolas CAPITTE.
La WARTE : Parcelles existantes :
A 438 Emmanuel FALEUR.
439 Jacques PENNART.
429 Fernand DEMEURE.
430 Joseph et Jean-Baptiste BARDEAU.
184 Emmanuel DELALIEUX.
177 Jean ANTOINE.
180 Ruines Emmanuel DELALIEUX.
211 Nicolas RONDEAU,
199 François-Joseph ROLAND.
200 Emmanuel DELALIEUX.
206 idem.
Il semble qu'en 1850, les parcelles 429 et 430 aient été désaffectées et remplacées par les constructions existant au pied du "chemin à l'eau".
Le chemin aux Loups semble n'avoir jamais été habité depuis la création du cadastre.
Le chemin Clerbois ne comptait qu'une habitation à usage de ferme, ce qui reflète la situation actuelle (A 473 et les bâtiments de ferme 474). Elle appartenait à Charles VANASSCHE. En 1889, construction de la chapelle actuelle sur la parcelle 476.
Le chemin du Croncul conduit toujours à la ferme du Croncul comme en 1835. Cette construction appartenait à Alexis JURION. Cette grosse exploitation agricole a une bien longue histoire qui commence avant 1444 (voir "Petite histoire des hommes, des noms de lieux" d'Alain Graux). En 1968, une nouvelle habitation fut construite par Monsieur WAPELHORST à quelques centaines de mètres de la ferme.
Le chemin de La Rocq est repris au début du cadastre sous l'appellation de "Chemin Delwarte". Nous supposons que "Delwarte" est tout simplement la contraction wallonne de "de la Warte". Ce long chemin qui conduit de Feluy à la Warte et vers les communes de Bornival et Ronquières, était considéré, à l'époque, comme très important puisqu'il conduisait directement au château de la Rocq. Le canal venait tout juste d'être inauguré et avait fait surgir le problème de l'accès au château, puisqu'il était hors de question de construire un pont supplémentaire pour y accéder. La solution qui fut adoptée ne satisfaisait personne, car il semblait illogique qu'un des principaux châteaux de Feluy ne soit accessible que grâce à un très long détour par le village d'Arquennes. Plus de cent cinquante ans ont passé et nous sommes toujours au même point.
Parcelles existant à l'origine du cadastre :
A 225 et 226 château de la Rocq appartenant à Philippe DELALIEUX.
232 Armand RUON (n° 21 actuel).
238 Jacob TIBY (n° 22).
255 Louis ESTIENNE (1).
259 Dominique MOREAU - Divisé en deux maisons en 1866 (1).
266 Joseph LACROIX (2).
267 Jean-Baptiste REMIENS (2).
268 Louis ESTIENNE (2).
269 idem (2).
272 Jacques DELBRUYERE (1).
279 Théodore PELERIN - Actuellement 3 maisons nos 6, 8, 10.
280 Alexandre GENEVOIS (n° 4).
330 idem.
331 Héritiers Benoît DIEU (Réunie à la précédente sous le n° 1).
332 Alexandre GENEVOIS (n° 3).
336 Joseph HECQ.
337 Joseph HENNEAU (Réunie à la précédente sous le n° 5).
397 Héritiers Antoine PARMENTIER - Divisée en 3 demeures en 1850 (nos 11 à 15 actuels).
252 Bâtiment rural appartenant à Louis ESTIENNE - Transformé en 3 maisons en 1900 (actuellement une seule demeure, le n° 18).
254 Bâtiment rural de Louis ESTIENNE, démoli au début du siècle.
Nous avons vu que la carrière n'était pas en activité en 1835. Ce fut seulement vers 1850 qu'Eugène PENNART recommença l'extraction qui avait été stoppée depuis bien longtemps. A la même époque, de nombreux bâtiments furent construits sur tout le site. Tous ces bâtiments étaient à l'usage de la carrière. Parmi eux, la construction qui servait autrefois de café et celle qui le précède, souvent désignée sous le vocable "Les Bureaux" (nos 20 et 20/2). En 1869, construction du n° 19.
Le chemin du Bois-d'Horrues est encore un des tout longs chemins de la commune de Feluy. Il commence au Créquion et mène au Bois-d'Horrues qui est un des lieux-dits d'Ecaussinnes-Lalaing.
Maisons existant à la création du cadastre :
A 555 Pierre LELOUX (n° 2 actuel).
594 et 595 (bâtiment rural), Philippe DELRUE (n° 16 actuel).
575 et 576 Jean-Baptiste WARTE (actuellement une seule maison n° 4).
579 Jean LESSAINE (n° 8).
578 Joachim SAMPOUX (n° 10).
580 Nathalie HELLAIN (n° 12).
581 Augustin LISSE (n° 14).
583 et 584 Pierre DAUBLIN - Maisons démolies - Ce groupe de maisons est couramment appelé "Hameau Daublin".
504 François CROUSSE (n° 20 actuel - Ferme BAUDUIN Victor),
B 15 Le comte DEBLOIS (n° 3).
7 Joachim et Célestin GUILLAUME.
6 idem - Ces deux maisons ont été démolies et remplacées par une nouvelle bâtisse, il y a une vingtaine d'années.
2 et 3 - Ces deux maisons appartenaient également aux frère et sœur GUILLAUME - Réunies en une seule demeure qui porte actuellement le N° 9.
La GRATIERE est l'appellation du vaste territoire rural qui est situé au-delà de la Warte et qui s'étend jusqu'aux confins nord de l'ancienne commune de Feluy, à la limite de Ronquières. De nombreux lieux-dits jalonnent cette importante portion de notre commune, vallonnée à souhait : le Congo, les Rouges Terres, le Pont à Lalieux, le Trou Guiot, la ferme du Pou, Rondeval, la ferme Durant. Plutôt mal connu de beaucoup de Feluysiens, ce site est apprécié par tous ceux qui le connaissent. A ceux que la marche ne rebute pas, il offre une merveilleuse randonnée pédestre à travers une contrée où la nature a gardé tous ses droits. A quelques centaines de mètres seulement de l'intense activité du Plan incliné de Ronquières et de son paysage bouleversé à l'extrême, le promeneur découvre un environnement et un calme inattendus en cette fin du 20e siècle. Aucune nouvelle construction n'est venue perturber ce merveilleux ensemble rural. Le "vieux canal" lui-même a un air de famille et semble compléter l'harmonie du paysage. La voirie n'encourage pas la vitesse. Elle a été conservée dans son état des siècles passés, avec ses lacets, ses grimpettes et son étroitesse.
Parcelles existantes à l'origine du cadastre :
A 160 Héritiers d'Antoine BAUDET (n° 11 actuel).
108 Jean MINNE.
112 Claude MENART.
111 Dieudonné TAMIGNEAU.
40 François CARLIER.
99 Héritiers Antoine MOREAU.
89 Dieudonné TAMIGNEAU.
43 Jean-Baptiste ROUSSEAU (n° 2 actuel).
6 Antoine LISART.
9 Jean-Baptiste et Gabriel HIERNAUX.
10 idem - Moulin à papier.
12 idem - Bâtiment rural.
67 Veuve Jean BAUDET - Ferme Durant incendiée le 17 décembre 1892.
45 Jean-Baptiste TINSY.
132 Charles PECHÈRE - Divisée en deux maisons en 1866 - Démolies par après.
EN CONCLUSION.
Nous avons vu qu'en 1835, seulement 198 maisons et une bonne vingtaine de bâtiments divers hébergeaient toute la population de Feluy. Comme dans toutes les communes rurales, cet habitat comprenait des habitations cossues réservées à la classe aisée et des maisons très modestes occupées par des familles ouvrières. Les premières ont bravé le cours des ans et se retrouvent en assez bon état, un siècle et demi plus tard. Parmi les secondes, certaines ont cédé et n'ont pu résister. Une petite centaine semblent avoir gardé leur caractère originel et une autre centaine ont été améliorées, agrandies, haussées. Ces transformations n'ont pas toujours été heureuses et ont parfois créé des situations anarchiques.
Au cours de la seconde moitié du 19e siècle, quelques hameaux importants ont été construits. Par la suite, l'effort de construction a été relativement modeste dans notre commune : tout au plus deux ou trois nouvelles bâtisses par année. Au cours des vingt dernières années, quelques dizaines de maisons isolées et quelques lotissements d'importance moyenne furent construits (Equipée, Gaston Baudoux, Saint-Georges, Victor Rousseau). Deux blocs d'appartements abritent une cinquantaine de famille au centre du village. Par contre, dans les écarts, l'habitat a subi peu de transformations et, bien rares sont les nouvelles constructions qui y ont été érigées.
En somme, malgré l'implantation industrielle récente à la périphérie ouest de notre commune, nous pouvons dire que notre environnement n'a pas subi de modifications profondes. Les hameaux, les fermes, les châteaux ont gardé leur aspect opulent et les chemins, leur tracé moyenâgeux. Respectueux des caractéristiques locales, notre village est resté raisonnablement dans son site naturel, sans destruction du paysage .